ç'

c

C. n. m. La troisième lettre de l'alphabet. Elle représente une des consonnes. On la nomme Cé. Un petit c. Un grand C.

Cette consonne se prononce comme une S devant e, i, y : Cécité, ciel, cycle; et quelquefois devant a, o, u; mais, dans ce cas, c a une cédille : Ça, leçon, aperçu.

Dans tous les autres cas, devant a, o, u, il se prononce comme un K : Cas, cote, culotte; ainsi que devant une consonne : Clou, cru, tocsin, et aussi généralement à la fin des mots : Bac, sac, choc, etc. Il est quelquefois muet dans cette position : Estomac, tabac.

Il se prononce comme un G dans Second, seconder, secondaire.

CH se prononce tantôt Che, tantôt Ke. Champ, cheval, chose, chute et chrétien, archaïque, chrysanthème.

c


C, s. m. [Pron. , é fer. ou ce, e muet. Le 1er est suivant l'anciène méthode; le 2d. suivant la nouvelle. Voyez ALPHABET.] — Troisième lettre de l'Alphabet français et la seconde des consones.
   I. Il a le son du K: 1°. Devant les voyelles, a, o, u; cabale, cour, cuvier: 2°. Devant les trois consones, l, r, t; clergé crédit, Crésiphon: 3°. Toutes les fois qu' il finit le mot: sac, suc, soc. — Dans almanach, arsenic, cotignac, clerc, blanc, marc, estomac, tabac, cotignac, lacs, il ne se prononce pas. — Cependant dans, du blanc au noir et franc étourdi, on le prononce toujours comme un k. — 4°. Quand il est redoublé et que le second est suivi d'un e ou d'un i, le premier c se prononce comme k: accès, accident: Pron. akcè, akcidan.
   Rem. Le son de ce c dur est le même que celui du k chez les Allemands et les Anglais, kalender, keep; et celui du c devant l'a chez les Italiens et les Espagnols: cammino, canal.
   II. Le c a le son de l's: 1°. devant les voyelles e et i; ceci. 2°. Devant les voyelles a, o, u, quand elles sont souscrites d'une cédille; ça, façon, reçu. — Autrefois au lieu de la cédille on mettoit un e: exerceant, nous exerceons, receu.
   Rem. Le son de ce c doux est le même que celui de l's dans sehen, allemand; singular, anglais; sano, italien; salud, espagnol.
   III. Le c a le son du g dur dans claude, second, secret et leurs dérivés: glode, segret, segond, etc. — Il en est de même de la 2de syllabe de cicogne, qu'on prononce cigogne.
   IV. Le c redouble devant les voyelles, a, o, u, et devant l'l et r; accabler, accommoder, accumuler, acclamation, accrédité. Il n'y a guère d'exceptions que, acabit, acante, acariâtre, âcreté, acrostiche. — Peu-à-peu on simplifiera ce c redoublé, et l'on écrira, acabler, acomoder, acuser etc. — On ne conservera le double c, que dans les mots où il se prononce, le premier comme un k, le second comme une s; accès, accident.
   Devant la consone q, on devrait bien le retrancher et écrire aquit, aquerir, aquiter; comme on l'a retranché devant le t. On écrivait autrefois sainct, édict: le c a disparu depuis longtemps, et l'on écrit, saint, édit, etc.