ébattement

ÉBATTEMENT

(é-ba-te-man) s. m.
Action de s'ébattre, de se récréer.
Toi, des maux qu'ils me font, prends ton ébattement [MALH., I, 4]
L'ébattement pourrait nous en être agréable, Vous plaît-il de l'avoir ? eh bien, gageons nous deux [LA FONT., Fabl. VI, 3]
Les familles sortent de leurs villages pour prendre part à ces ébattements [des noces] [CHATEAUB., Amér. 37]
Ébattement d'une voiture, son balancement entre les brancards.

SYNONYME

  • ÉBAT, ÉBATTEMENT. Ces deux mots ne diffèrent que parce que ébat désigne plus particulièrement l'état, et ébattement, l'action de celui qui d'ébat.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    En certains esbattemens comme luittes ou courses pour soy eschauffer et exerciter [ORESME, Eth. 94]
    Comme il soit ainsi que en ceste vie et en conversation humaine un repos soit en gieu ou en esbatement [ID., ib. 136]
  • XVe s.
    En telle maniere que tous ceux et celles qui le liront [son ouvrage], verront et orront [entendront], y puissent prendre esbatement et plaisance [FROISS., Prol.]
    Et tout ce disoit par farce et esbattement, car il estoit et est toujours très gracieux et nouveau et bien plaisant gentilhomme [LOUIS XI, Nouv. LVII]
  • XVIe s.
    Les dames se trouvoient aux esbatemens publiques et assistoient à veoir les jeux [AMYOT, Thés. 22]

ÉTYMOLOGIE

  • Ébattre.

ébattement

ÉBATTEMENT. n. m. Divertissement que l'on prend à s'ébattre. Il est vieux.

En termes de Carrosserie, L'ébattement d'une voiture, Le jeu qu'elle a dans ses balancements entre les brancards. Cette voiture a trop d'ébattement.