ébranlé, ée


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ÉBRANLÉ, ÉE

(é-bran-lé, lée) part. passé.
À qui ou à quoi un mouvement d'oscillation a été communiqué. Les maisons ébranlées par les secousses du tremblement de terre.
Le Taygète et les autres monts furent ébranlés jusque dans leurs fondements ; plusieurs de leurs sommets, détachés de leur place, s'écroulèrent [ROLLIN, Hist. anc. Œuvres, t. III, p. 384]
Fig. Un trône ébranlé.
Rassurez vos États par sa chute ébranlés [RAC., Alex. IV, 2]
Et des Césars un jour la puissance ébranlée [VOLT., Guèbr. I, 1]
Une santé ébranlée par les peines morales. Nerfs ébranlés, état nerveux dû à des souffrances physiques ou à des émotions morales.
Emu, séduit, touché. Ébranlé dans sa résolution par les raisons qu'on lui donna.
Son esprit ébranlé par les objets présents [CORN., Hor. I, 1]
Il tâche à raffermir leurs âmes ébranlées [ID., Cinna, IV, 1]
Quand on est loin, la raison n'est pas si ébranlée ; mais elle l'est étrangement en la présence de l'objet [PASC., Disc. sur l'amour.]