ébranlement

ébranlement

n.m.
1. Action d'ébranler ; fait d'être ébranlé : Les ébranlements du sol lors d'un séisme secousse, tremblement
2. Fait de s'ébranler, de se mettre en mouvement : L'ébranlement d'un cortège.

ébranlement

(ebʀɑ̃lmɑ̃)
nom masculin
1. fait de trembler, de s'ébranler l'ébranlement des vitres lors d'un séisme
2. figuré fait de rendre fragile, de perturber qqch l'ébranlement de la politique d'un gouvernement

ÉBRANLEMENT

(é-bran-le-man) s. m.
État de ce qui est ébranlé. L'ébranlement des vitres par les commotions du tonnerre.
Les sons excitent des ébranlements sensibles au tact [J. J. ROUSS., Ém. II]
Les petits ébranlements, ébranlements de tremblement de terre, où l'aire de la surface mise en mouvement n'excède pas un carré de cent kilomètres de côté.
Fig. L'ébranlement des fortunes, du crédit, des empires, des États.
J'avoue que la transformation totale du gouvernement, par rapport aux finances, cause un ébranlement actuel qui blesse un certain nombre de gens, [, Lett. sur le nouveau syst. de finances, dans DESFONTAINES]
L'ébranlement de sa santé date de la perte de sa fille. L'ébranlement des nerfs.
Émotion.
Si près de voir sur soi tomber de tels orages, L'ébranlement sied bien aux plus fermes courages [CORN., Hor. I, 1]
Craignons ces grands ébranlements de l'âme qui préparent l'ennui et le dégoût [FÉN., Éduc. filles, ch. 5]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    J'ai dit en mon esbranlement : Je suis rejetté du regard de tes yeux. - David confessa qu'il a esté sujet à beaucoup d'esbranlemens [CALV., Inst. 434]
    Souventes fois advient une commotion ou esbranlement au cerveau [PARÉ, VIII, 1]
    En ceste bataille, laquelle eut plusieurs esbranlements en l'une et l'autre partie [AMYOT, Cor. 4]

ÉTYMOLOGIE

  • Ébranler.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • ÉBRANLEMENT. Ajoutez : - REM.
    La provocation [au dire de l'avocat général] résultait de l'ébranlement produit sur le lecteur par l'écrit incriminé. Dupin, qui n'aimait pas les néologismes, accabla de ses sarcasmes cet ébranlement qui de la langue de l'ingénieur et de l'architecte venait faire irruption dans celle du jurisconsulte. L'avocat général, pour se couvrir, déclara que le mot était de l'honorable duc de Broglie, [, Éloge de Dupin aîné dans Gaz. des Trib. 6-7 juill. 1874, 3e col.]
    Feu Dupin ne s'est pas montré ici juge compétent en fait de langue, et l'avocat général n'avait pas à s'excuser d'un néologisme. Ébranlement au sens figuré et moral est dans Corneille et dans Fénelon.

ébranlement

ÉBRANLEMENT. n. m. Action d'ébranler ou Mouvement de ce qui est ébranlé, de ce qui s'ébranle. Après un si grand ébranlement, il est à craindre que cette muraille ne tombe. L'ébranlement de cerveau causé par cette chute lui affaiblit l'esprit. L'ébranlement des dents. Fig., Les guerres civiles causent de grands ébranlements dans les fortunes. L'ébranlement du crédit. L'ébranlement des trônes, des États.

ébranlement


ÉBRANLEMENT, s. m. ÉBRANLER, v. a. [1re é fer., 3e lon., 3e e muet au 1er, leman; é fer. au 2d.] Ebranlement, au propre, secousse. Ébranlement du cerveau. "Après un si grand ébranlement, il est à craindre que cette muraille ne tombe. — Au figuré: "L'ébranlement de sa fortune.
   ÉBRANLER, doner des secousses. "Les vents ont ébranlé cette maison. Ce coup lui a ébranlé le cerveau. — Il se dit figurément des persones, dans le sens de fraper, toucher, émouvoir: "Ces raisons l'ont fort ébranlé. "Les malheurs, les disgrâces, n'ont point ébranlé sa constance. "Il n'a point été ébranlé par tout ce qu'on a pu lui dire, par ce funeste évènement: mais le réciproque s'ébranler, ne s'emploie pas dans cette signification. On dit, de deux armées qui sont en présence, qu'elles s'ébranlent, pour dire, qu'elles comencent à se mouvoir et à agir; et des troupes, pour dire, qu'elles se mettent en moûvement pour prendre la fuite; mais on ne dit point d'une persone, qu'elle ne s'ébranle point, pour dire qu'elle ne se trouble point, qu'elle n'est point touchée, que la chôse ne la frape point. "Le Prince écouta tout ce discours du Roi sans s'ébranler. D'ORL. Révol. d'Esp. Il falait dire, ce me semble, sans en être ébranlé. "Quoique la nouvelle réforme fît tant de bruit, les Vaudois ne s' en ébranlèrent point. Bossuet, n'en furent point frappés. L'actif est beau au figuré, dans un sens plus aprochant du propre. "Telle est l'influence des Rois sur la destinée du monde: ils le gouvernent pendant leur vie, et l'ébranlent encore après leur mort. Thomas.

Synonymes et Contraires

ébranlement

Traductions

ébranlement

הזדעזעות (נ), הרעדה (נ), התערערות (נ), ערעור היציבות (ז), הִתְעַרְעֲרוּת

ébranlement

(het) aan het wankelen brengen, beving, schok, schudding, vertrek [trein]

ébranlement

[ebʀɑ̃lmɑ̃] nmshaking