éclipsé, ée

ÉCLIPSÉ, ÉE

(é-kli-psé, psée) part. passé.
Obscurci par l'interposition d'un corps céleste. Le soleil éclipsé par la lune. La lune éclipsée par la terre.
Et par tout l'univers sa lumière [du soleil] éclipsée [TRISTAN, Mariane, V, 2]
Fig. En parlant des choses, qui a subi une sorte d'éclipse, d'obscurcissement.
Des murs de Constantin la splendeur éclipsée [VOLT., Fanat. II, 5]
Tu connais, cher ami, mes grandeurs éclipsées [ID., Scythes, I, 3]
Que dis-je ? sa raison souvent est éclipsée [DUCIS, Haml. I, 1]
Qui n'existe plus, qui a disparu.
Mais sitôt que d'un trait de ses fatales mains La parque l'eut rayé [Molière] du nombre des humains, On reconnut le prix de sa muse éclipsée [BOILEAU, Ép. VII]
Ces jours si beaux et si tôt éclipsés [MALFIL., Narcisse, I]
Elles prêtent leur forme à toutes mes pensées ; Je les vois, je les vois ; elles me disent : viens, Puis autour d'un tombeau dansent entrelacées, Puis s'en vont lentement, par degrés éclipsées [V. HUGO, Orient. XXXIII, 2]
En parlant des personnes, rejeté dans une situation inférieure. Éclipsé par un rival plus heureux.