écrit, ite

ÉCRIT, ITE1

(é-kri, kri-t') part. passé d'écrire
Exprimé par des lettres. Discours écrit. Convention écrite.
Les temps de la loi écrite commencent ; elle fut donnée à Moïse 430 ans après la vocation d'Abraham [BOSSUET, Hist. I, 4]
Alison dit ces mots avec tant de chaleur, Que je crus qu'elle était en vertus accomplie ; Mais ses péchés écrits tombèrent par malheur ; Elle n'y prit pas garde [LAFONT., Ballade sur les livres d'amour]
Langue écrite, langue littéraire et grammaticale, par opposition à langue parlée. Ce qui est écrit est écrit, on ne peut rien changer à ce qui est écrit. Cela était écrit au ciel, la Providence avait résolu qu'il en serait ainsi, ou absolument, cela est écrit, était écrit, cela doit, devait arriver. Il est écrit que je ne gagnerai pas.
Sur quoi on a écrit. Une feuille écrite des deux côtés. Papier écrit, opposé à papier blanc. Il faut remarquer que, bien qu'on dise papier écrit, feuille écrite, parchemin écrit, cependant on ne dit pas en ce sens écrire un parchemin, une feuille, un papier.
Orthographié. Pâques autrefois écrit avec une s : Pasques.
Peint, tracé, manifeste.
L'ennui est écrit sur son visage [SÉV., 198]
Mon malheur n'est-il pas écrit sur son visage ? [RAC., Baj. IV, 4]
Dans ses yeux insolents je vois ma perte écrite [ID., Phèd. III, 3]
Composé, rédigé. L'histoire écrite par Tacite.
Bien écrit, mal écrit, rédigé en bon, en mauvais style.
Je ne sais si la peinture de la sécheresse dans le treizième chant [de la Jérusalem] n'est pas le morceau du poëme le mieux écrit [CHATEAUB., Itin. III, 12]
Absolument. Cela n'est pas écrit, se dit d'une composition, d'une pièce, d'un livre dont le style est sans correction ni élégance.
Terme d'histoire naturelle. Qui offre des taches ayant de la ressemblance avec des caractères d'écriture. Le cône écrit, sorte de coquille.