écuyer

(Mot repris de écuyers)

1. écuyer

[ ekɥije] n.m. [ lat. scutarius, qui porte l'écu ]
1. Gentilhomme qui accompagnait un chevalier et portait son écu.
2. Officier qui était chargé de s'occuper des chevaux du roi, d'un grand seigneur.

2. écuyer, ère

[ ekɥije, ɛr] n. [ de 1. écuyer ]
1. Personne qui sait monter à cheval : Une très bonne écuyère cavalier
2. Personne qui fait des exercices d'équitation dans un cirque.
3. Personne qui enseigne l'équitation.

ÉCUYER

(é-kui-ié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des é-kui-ié-z habiles) s. m.
Anciennement, gentilhomme qui portait l'écu d'un chevalier.
Trois simples écuyers, sans bien et sans secours [VOLT., Tancr. I, 1]
Le service de l'écuyer consistait, en paix, à trancher à table, à servir lui-même les viandes, à donner à laver aux convives [CHATEAUB., Génie, IV, V, 4]
Écuyer tranchant, officier qui coupe les viandes à la table des princes. Grand écuyer tranchant, officier de table, servant le roi aux grandes cérémonies.
Titre des simples gentilshommes et des anoblis. Un tel, écuyer.
On vous contesterait après cela [être pendu] le titre d'écuyer [MOL., M. de Pourc. III, 2]
L'intendant des écuries d'un prince. Le grand écuyer, officier présidant à tout ce qui concerne les écuries et les chevaux d'un monarque ; sous l'ancienne monarchie on l'appelait tout court : M. le Grand.
L'empereur voulut l'apaiser, mais, ne pouvant s'en faire écouter, il se retira, Caulaincourt le poursuivant toujours de ses reproches.... Le lendemain, Napoléon ne put ramener à lui son grand écuyer que par des ordres formels et réitérés [SÉGUR, Hist. de Nap. IV, 5]
Le premier écuyer de la grande écurie, celui qui commande en l'absence du grand écuyer. Il a sous lui les écuyers de quartier. Le premier écuyer de la petite écurie, celui qui a soin des chevaux dont le prince se sert ordinairement. On le nommait aussi écuyer cavalcadour. Écuyer de main, celui qui donne la main au prince, à une princesse pour monter en voiture, et aussi celui qui donne la main à une personne de qualité et qui a le soin de l'accompagner dans toutes les visites qu'elle fait.
Comment donc, madame, un écuyer ? êtes-vous femme à écuyer ? [DANCOURT, Chev. à la mode, IV, 4]
Celui qui enseigne, dans un établissement spécial, la théorie et la pratique de l'équitation, qui dresse les chevaux, etc. Celui qui monte bien à cheval. Cet homme est bon écuyer. Celui qui fait divers exercices sur le cheval dans un théâtre. Une troupe d'écuyers.
Écuyer de bouche, de cuisine, le maître d'hôtel d'une grande maison. Écuyer de bouche, officier qui range les plats sur la table de l'office avant de les servir au prince. Écuyer de cuisine, un des premiers officiers de la cuisine de quelque grand.
Terme de construction. Rampe d'un escalier.
Terme de chasse. Jeune cerf qui en suit un vieux.
Terme de vigneron. Faux bourgeon qui croît au pied d'un cep de vigne. Il n'y a que l'écuyer qui a donné cette année.

PROVERBE

    Qui aime Martin aime son chien ; qui aime le chevalier aime l'écuyer.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Ne n'i adeist [que n'y arrive] esquier ne garçon [, Ch. de Rol. CLXXIV]
  • XIIe s.
    Uns escuers vint pognant la ferrée [la route ferrée, pavée] [, Ronc. p. 146]
    Cel jor firent François d'Anseys chevalier, Car encores servoit al role d'escuyer [, Sax. IV]
    Li arcevesques out iluec sun esquier [, Th. le mart. 47]
  • XIIIe s.
    Uns escuiers qui avoit une demisele espousée [BEAUMANOIR, XXIII, 5]
  • XIVe s.
    Trois escuyers qui portent les escus, Et en lor poins les trois espiés molus, Devant eux menent les auferans [chevaux] crenus [G. GUIART, dans DU CANGE, armigeri.]
    Thomas Damport, escuier de chambre du duc de Bedford [DU CANGE, escuerus.]
    Deux escuiers de cuisine et deux aides avec eulx, pour le dressouer de cuisine [, Ménagier, II, 4]
  • XVe s.
    Sera tenus le dit fournier de prendre cascun samedi le blé des moeutures pour faire le blanc pain du couvent.... et pour faire pain d'escuier on lui delivrera blé des greniers [DU CANGE, panis.]
    Le bon escuier fait le bon chevalier [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 77]

ÉTYMOLOGIE

  • Bourguig. écué ; provenç. escudier, escuder, escuier ; espagn. escudero ; portug. escudeiro ; ital. scudiere ; du bas-lat. scutarius, de scutum, écu ; angl. squire, esquire. Barbazan faisait venir l'écuyer portant l'écu, de scutifer ; l'écuyer pour l'écurie, de equus ; et l'écuyer tranchant, de escarius, de esca. Les formes communes aux langues romanes montrent que ce mot ne peut venir que de scutarius, lequel a pris ensuite dans le service de la maison féodale diverses acceptions.

écuyer

ÉCUYER, ÈRE. (U se prononce UI.) n. Celui, celle qui enseigne à monter à cheval, qui dresse les chevaux au manège. Quel est l'écuyer qui tient ce manège? Écuyers de l'École de Saumur.

Cet homme est bon écuyer, Il monte bien à cheval, il sait bien mener, bien dresser un cheval.

Il se disait anciennement d'un Gentilhomme qui suivait et accompagnait un chevalier, qui portait son écu et l'aidait à prendre ses armes et à se désarmer.

Il était aussi le Titre que portaient anciennement les jeunes gens de la plus haute qualité, jusqu'à ce qu'ils eussent été armés chevaliers avec les cérémonies d'usage.

Il était également le Titre que portaient autrefois, en France, les simples gentilshommes et les anoblis. Cette qualification est encore fort usitée en Angleterre.

Il désignait en outre Celui qui avait la charge, l'intendance de l'écurie d'un prince, d'un grand seigneur. Le grand écuyer de France. Le premier écuyer.

ÉCUYÈRE se dit spécialement d'une Femme qui fait des exercices équestres dans un spectacle public.

Bottes à l'écuyère, Bottes dont se servent les cavaliers.

ÉCUYER s'est dit autrefois de Celui qui donnait la main à une princesse, à une grande dame pour la mener. On ne l'emploie guère, dans ce sens, qu'en parlant d'une Reine, d'une princesse.

On disait de même, par extension, Écuyer tranchant, Officier qui coupait les viandes à la table des rois et des princes.

Écuyer de bouche, de cuisine, Maître cuisinier d'un prince ou d'un grand seigneur.

écuyer


ÉCUYER, s. m. [Éku-ié: 1re et dern. é fer.] 1°. Anciènement, Gentilhomme qui acompagnait un Chevalier, portait son écu, lui aidait à prendre ses armes et à se désarmer. = 2°. Aujourd' hui, titre que prènent les simples Gentilhommes et les annoblis. = 3°. Celui qui a l'intendance de l'écurie d'un Prince, d' un Grand Seigneur. = 4°. Celui qui aprend le manège. — On dit d'un homme, qu'il est bon écuyer, quand il monte bien un cheval. = 5°. Oficier qui done la main à une Princesse pour la mener. Le premier Écuyer de la Reine: l'Ecuyer d' une telle Princesse. — Dans le style fam. on l'étend à tous ceux qui donent la main à une Dame. "Madame, je serai votre écuyer, si vous me le permettez. = 5°. Ecuyer tranchant, Oficier qui coupe les viandes à la table d'un Prince. — Ecuyer de cuisine, maître cuisinier d'un Prince ou d'un Grand Seigneur.

Traductions

écuyer

(ekɥije) masculin

écuyère

פרש (ז)Truchsesssquire, equerrycavallerizzo, scudiere, scudieroVæbner (ekɥijɛʀ) féminin
nom
personne qui sait bien monter à cheval

écuyer

[ekɥije, jɛʀ] nm/frider