édit

(Mot repris de édits)

édit

n.m. [ lat. edictum, de edicere, proclamer ]
Sous l'Ancien Régime, loi émanant du roi : L'édit de Nantes.

édit

(edi)
nom masculin
histoire acte de loi provenant du souverain L'édit de Nantes reconnaissait la liberté de culte des protestants.

ÉDIT1

(é-di ; le t ne se lie pas dans la conversation ; au pluriel, l's se lie : des é-di-z injustes) s. m.
Chez les anciens Romains. Règlements faits par certains magistrats pour être observés durant le temps de leur magistrature. Édit perpétuel ou édit du préteur, compilation de tous les édits rendus par les préteurs et par les édiles curules, faite d'après les ordres de l'empereur Adrien. Sous les empereurs, constitutions des princes, lois nouvelles faites de leur propre mouvement, et différant des rescrits et des décrets en ce qu'elles décidaient les cas qui n'avaient pas été prévus, ou abolissaient, ou changeaient les lois anciennes.
Galérius...., deux ans devant qu'il eût obligé Dioclétien à quitter l'empire, le contraignit à faire ce sanglant édit qui ordonnait de persécuter les chrétiens plus violemment que jamais [BOSSUET, Hist. I, 10]
Justine publia, sous le nom de son fils, des édits en faveur de l'arianisme [ID., ib. I, 11]
En France, dans l'ancien régime. Constitution faite par le prince pour créer quelque établissement, organiser quelque grande affaire, notifier quelque prohibition. Les édits et déclarations du roi se vérifiaient dans les compagnies souveraines. Les édits se scellaient en cire verte pour marquer par cette couleur qu'ils étaient perpétuels de leur nature, Trévoux. Porter, faire, renouveler, enregistrer un édit.
On m'a dit Que contre les clinquants le roi fait un édit [RÉGNIER, Sat. VIII]
J'ai voulu l'acheter, l'édit, expressément, Afin que d'Isabelle il soit lu hautement [MOL., Éc. des mar. II, 9]
Édit de Nantes, loi promulguée par Henri IV, le 15 avril 1598, en faveur des protestants à qui il accordait le libre exercice de leur religion, et l'admission aux charges et dignités de l'État. L'édit de Nantes fut révoqué par Louis XIV. Chambre de l'édit, se disait, dans les anciens parlements, d'une chambre instituée par l'édit de Nantes pour connaître des affaires des protestants.
Ordonnance faite par le souverain.
Savez-vous la rigueur de son premier édit ? [ROTROU, Antig. III, 3]
Et le roi trop crédule a signé cet édit [RAC., Esth. I, 3]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Sire chevalier, je vous en feray un edit [proposition] : joustons ensemble deux lances, à celle fin que, se vous m'accablez de l'ung des coups, je m'en iray en prison par devers la pucelle [, Perceforest, t. I, f° 151]
  • XVIe s.
    Entre tous les gens d'armes françois avoit un edict [convention] que si une piece d'artillerie ou un homme seul par inconvenient estoit arresté, que chascun s'arrestoit jusques à ce que tout feust à point [J. D'AUTON, Annales de Louis XII, p. 44, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. edictum, part. passif neutre de edicere, prononcer, de e, et dicere, dire.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE


ÉDIT2

(é-di, di-t') adj.
Publié par voie d'impression.
Le décret de germinal an XIII dit que le publicateur des œuvres posthumes ne pourra publier en même temps des œuvres édites déjà tombées dans le domaine public, sous peine de faire tomber sa publication dans le domaine public.... en tête de l'édition de 1872 se trouvent deux fragments d'œuvres édites, et l'on voudrait trouver là contre nous une déchéance au droit de M. C... [, Gaz. des Trib. 15 juil. 1876, p. 693, 2e col.]
Ce mot appartient à l'avocat, qui l'emploie par opposition à inédit, car il n'est pas dans le décret cité du 1er germinal an XIII.

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. INÉDIT ; édit et inédit sont de formation savante.

édit

ÉDIT. n. m. T. d'Antiquité romaine. Ordonnance d'un magistrat, d'un empereur. L'édit d'un prêteur. Édit du prince. Les édits des empereurs romains. Un édit de Justinien.

Il s'est dit plus particulièrement, dans l'ancien régime, de Celles des ordonnances de nos rois qui ne statuaient que sur un seul point ou une seule matière. Enregistrer un édit. Révoquer un édit. La révocation de l'édit de Nantes. L'édit des duels.

édit


ÉDIT, s. m. [1re é fer. On ne prononce point le t.] Ordonance, Constitution du Souverain. "En France, les édits n'ont que la date du mois où ils ont été donés. "Par l'Edit du mois de Février, etc. Quelques-uns portent le nom des lieux où ils ont été dressés: "L'Edit de Blois, de Melun, etc.

Traductions

édit

edict

édit

editto

édit

Edikt

édit

edict

édit

[edi] nmedict