épicier, ière


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ÉPICIER, IÈRE

(é-pi-sié, siê-r') s. m. et f.
Celui, celle qui tient un commerce d'épicerie, c'est-à-dire qui, outre les épices, vend le sucre, le café, le miel, le vinaigre, l'huile, la bougie, et une foule de denrées de consommation journalière. Épicier en gros, en demi-gros, au détail. Fig. Ce livre ira chez l'épicier, est bon pour l'épicier, se dit d'un mauvais ouvrage qui sera vendu pour le papier et servira à faire des sacs et des cornets.
Tes vers, aussi peu lus que ceux de Pelletier, N'ont fait de chez Sercy qu'un saut chez l'épicier [BOILEAU, Art p. II]
Par dénigrement. C'est un épicier, c'est un homme dont les idées ne s'élèvent pas au-dessus de son commerce, et qui n'a que des idées et des goûts vulgaires. Littérature, idées d'épicier. Adj. Marchand épicier. Garçon épicier.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Le roy aura tousjours à court quatre valez de chambre, et non plus, le barbier, l'espicier, le tailleur et un autre mangent à court [DU CANGE, speciarius.]
  • XVIe s.
    Le fol : Helas ! ne m'en vueillez blecier ! - Gravelle : Tu contrefaiz de l'espicier [le benêt], Mais tantost sentiras mes mains [, Rec. de farces, p. 367]

ÉTYMOLOGIE

  • Épice ; génev. espicier ; provenc. espessier ; espagn. especiero ; portug. especieiro.