épicure


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ÉPICURE

(é-pi-ku-r') s. m.
Nom d'un philosophe grec, né dans l'Attique l'an 342 avant J. C., qui niait que les dieux eussent aucune providence, rattachait la formation des choses à la rencontre des atomes, et faisait consister le bonheur dans la volupté, mais la volupté liée à la raison et à la modération.
Princesse, puissiez-vous comprendre par ma voix, Ce léger crayon des lois Que la prudente nature Dictait en Grèce autrefois Par la bouche d'Épicure ; Cet esprit élevé qui, dans sa noble ardeur, S'envola par delà les murailles du monde, Affranchit les mortels d'une indigne terreur, Et le premier bannit de la machine ronde Les dieux, le mensonge et l'erreur [CHAULIEU, Ép. à la duchesse de Bouillon]
Ô maison d'Aristippe, ô jardins d'Épicure, Vous qui me présentez dans vos enclos divers Ce qui souvent manque à mes vers, Le mérite de l'art soumis à la nature [VOLT., Ép. 76]
Troupeau d'Épicure, se dit, par dénigrement, des épicuriens qui entendent la doctrine d'Épicure comme signifiant les voluptés sensuelles, et des voluptueux qui vivent selon cette interprétation. On dit dans le même sens pourceau d'Épicure. Enfants d'Épicure, fils d'Épicure, gens de plaisir.
À l'enfant d'Épicure Honneur et prompt retour [DÉSAUGIERS, Chans. à M. de Piis.]
Je disais aux fils d'Épicure : Réveillez par vos joyeux chants Parny.... [BÉRANG., Parny.]

ÉTYMOLOGIE

  • Terme grec provenant d'un verbe se traduisant par secourir.