épuisable

ÉPUISABLE

(é-pui-za-bl') adj.
Qui peut être épuisé.

ÉTYMOLOGIE

  • Épuiser.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • ÉPUISABLE. Ajoutez :
    Et la colère en moi n'est pas plus épuisable Que le flot dans la mer immense et que le sable Dans l'orageux désert remué par les vents [V. HUGO, la Libération du territoire]

épuisable

ÉPUISABLE. adj. des deux genres. Qui peut être épuisé. Il est peu usité.

épuisable


ÉPUISABLE, adj. ÉPUISEMENT, s. m. ÉPUISER, v. act. [É-pui-zablezeman, zé; 1re é fer. 3e dout. au premier, e muet au second, é fermé au dernier.] Épuiser, c'est tarir, mettre à sec; Epuisable, qui peut être épuisé. Épuisement n'est pas l'action d'épuiser, mais l'état d'un corps épuisé. = L'adjectif ne se dit qu'au propre, et il est peu usité. = Le verbe et le substantif se disent au propre et au figuré. "Épuiser une fontaine. "Les débauches ont épuisé ses forces. "Une grande aplication épuise les esprits. — Épuiser le trésor public; épuiser une Province d'hommes et d'argent. "Cet Auteur a épuisé la matière: "Il a dit sur ce sujet tout ce qu'on pouvait dire. — "Les jeûnes et les veilles l'ont jeté dans un grand épuisement. "L'épuisement où il est tombé, ne vient que de ses débauches. "L'épuisement des finances le mit hors d'état de rien entreprendre.
   Rem. 1°. Le réciproque, comme l'actif, a pour régime relatif la prép. de: "Son état s'épuise d'hommes et d'argent. Télém. "Ô faute si légère... comment me parus-tu assez diforme pour épuiser de mon coeur toute la tendresse d'un père. Trad. de Shakespear. Ici le régime est transposé. Ce n'est pas la tendresse qu'on épuise du coeur, c'est le coeur qu'on épuise de tendresse. — Mais ce régime ne fait pas si bien avec le passif. "Ses modulations expriment le délire d'une âme enivrée de plaisirs, ou épuisée de sentimens.
   2°. S'épuiser régit aussi la prép. en. "Vous vous épuisez en voeux, en sentimens, en soins, en services pour vos parens et vos amis, et vous ne songez seulement pas à prier pour eux. = Il régit encôre la prép. à devant l'infinitif. "Il s' est épuisé à travailler. = L'actif est beau au figuré, avec la prép. sur. "Seigneur, épuise sur nous ta colère en ce monde, pour nous épargner dans l'aûtre. Mais il ne s'unit pas avec toute sorte de mots. Et Racine n'est pas à imiter, quand il dit dans Bajazet:
   O ciel! si notre amour est condamné de toi,
   Je suis la plus coupable, épuise tout sur moi.
   Sans la gêne de la mesure, le Poète aurait dit: épuise sur moi tous tes traits.