équipollence

ÉQUIPOLLENCE

(é-ki-po-lan-s') s. f.
Égalité de valeurs. Peu usité.
Terme de logique. Il se dit des propositions équivalentes. L'équipollence des propositions.
Il y a trois choses à considérer dans la proposition : l'opposition, l'équipollence et la conversion [DIDER., Opin. des anc. phil. (péripatéticiens).]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Les parties de lui [de l'homme] sont disposées à la equipollence des assietes du monde [CHRIST. DE PISAN, Charles V, I, 12]

ÉTYMOLOGIE

  • Équipoller.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    ÉQUIPOLLENCE. Ajoutez :
    Terme de mathématique. Méthode des équipollences, méthode dans laquelle on considère les droites tracées sur un plan dans des directions quelconques ; puis, les représentant par des notations qui impliquent à la fois la grandeur et la direction, et cherchant à exprimer les relations géométriques qui lient entre elles les diverses parties des figures planes, on arrive à établir un calcul dont les règles sont les mêmes que celles du calcul algébrique ordinaire, Exposition de la méthode des équipollences, par G. Bellavitis, traduit de l'italien par Laisant, capitaine du génie.

équipollence

ÉQUIPOLLENCE. n. f. T. de Logique. Équivalence. Il ne s'emploie guère que dans cette locution, L'équipollence des propositions, Propriété des propositions qui reviennent, qui équivalent l'une à l'autre.

équipollence


ÉQUIPOLLENCE, s. f. ÉQUIPOLLENT, ENTE, adj. ÉQUIPOLLER, v. act. [On prononce les deux ll: ékipol-lance, lan, lante, : 1re é fer. 4e lon. aux 3 1ers, é fer. au dern.] Équipoller, c'est valoir autant que... Equipollent, qui vaut autant que... Equipollence: égalité de valeur. "Le gain équipolle la perte. "La perte est équipollée au gain. "L'un est équipollent à l'aûtre: le profit est équipollent à la perte. "L'Équipollence de l'un avec l'aûtre.
   À~ l'équipollent, adv. À~ proportion, à l'avenant. Il se dit seul, ou avec la prép. de. Il a perdu mille écus dans cette affaire et les autres à l'équipollent, ou à l'équipollence de ce qu'ils y avaient mis.
   REM. L'Acad. remarque qu'équipollence ne se dit guère que dans cette phrâse, l'équipollence des propositions, pour dire, des propositions, qui reviènent, qui équivalent l'une à l'aûtre. C'est un terme de logique. — Mais c'est trop restreindre l'usage de ce mot.