éréthisme

ÉRÉTHISME

(é-ré-ti-sm') s. m.
Terme de physiologie. État d'irritation, d'excitation ; exaltation des phénomènes vitaux dans un organe.
Fig. Violence d'une passion portée à son plus haut degré.

ÉTYMOLOGIE

  • Du grec, irriter, du grec, querelle, quereller, d'où le latin rixa (voy. RIXE).

éréthisme

ÉRÉTHISME. n. m. T. de Médecine. Augmentation morbide de l'activité d'un organe.

Au figuré, il signifie Passion à l'état d'exaltation maladive.

éréthisme


ÉRÉTHISME, s. m. [1re et 2e é fer. dern. e muet.] Tension violente des fibres. Plusieurs écrivent érétisme sans h. — M. Linguet l'emploie au fig. "La fièvre, qui consume déja deux des plus grandes Nations de l'Europe, et l'érétisme qui comence à tourmenter les autres, etc. — La fureur de tirer leurs métaphores des termes d'arts inconus à la plupart des lecteurs, est une maladie des Auteurs de ce siècle. On ne parle et on n'écrit que pour se faire entendre; et c'est une affectation pédantesque que d'employer des termes d'art avec ceux pour qui ce n'est point une honte de les ignorer. Convulsions aurait exprimé à-peu-près le même sens, et aurait été entendu de tout le monde. Un aussi beau génie et un aussi grand Écrivain que M. Linguet, n'a pas besoin de la ressource de ces mots extraordinaires, et certainement il ne les afecte pas. Mais dans sa brillante imagination tout se peint fortement, et il rend les choses comme il les sent.