és

ès

ÈS. (On prononce l'S.) Contraction de la préposition En et de l'article pluriel les, pour signifier En les. On ne l'emploie plus que dans certaines locutions composées. Docteur, licencié, bachelier ès lettres, ès sciences.

es

Es, Est tantost preposition locale, qui se donne au nombre plur. comme au singul. Mais le plus usité et plus naturel au plur. est aux, comme, Il loge és forsbourgs, In suburbiis habitat. Dont le plus commun est aux forsbourgs. Et voila comment c'est abus de le vouloir tirer de éis, preposition Grecque. Et tantost privative de la signification du mot avec lequel elle est composée, tout ainsi que Ex, preposit. Latine (car ne se trouve jamais en François hors de composition) comme en Esbourgeonner, Esbarber, Estripper, qui signifient par vertu d'icelle prepos. oster le bourgeon, la barbe, les trippes. Et ores n'est privative, ains augumentative de la signification du mot auquel elle adhere en composition, comme Espoindre, Eslancer, et semblables, qui signifient poindre, lancer avec effort. Tantost est commencement du mot simple, et n'importe rien, comme, en Escaille, Esmail, Esmeraude, etc. Car elle n'est par composition en telles dictions ains originellement.

es


ES. Cette finale est toujours longue: tu es, progrès, succès, procès, etc. les, des, mes, tes, ses, ces, pronoms et articles; l'e est ouvert: tu ès, lès, dès, etc.

ès


ÈS, prép. C'est un mot fait par contraction de la prép. en, et de l'article plur. les: en les. Il n'a plus d'usage que dans, Maître-ès-arts (en les arts), et en quelques locutions qui ne sont en usage qu'au Palais. = On disait aûtrefois, ès mains, ès droits, pour, en les mains, en les droits: Cette façon de parler, qui était aûtrefois si élégante, est devenue si barbâre, que Ménage ne voudrait pas qu' on s'en servit, même au Palais.