éther

éther

[ etɛr] n.m. [ gr. aithêr ]
1. Liquide très volatil et inflammable, employé comme solvant, antiseptique et anesthésique.
2. Fluide subtil qui, selon les Anciens, emplissait les espaces situés au-delà de l'atmosphère.
3. Poét. Ciel ; air, atmosphère.

éther

(etɛʀ)
nom masculin
pharmacologie liquide à forte odeur qui désinfecte nettoyer une plaie avec de l'éther

ÉTHER

(é-tèr) s. m.
Selon les anciens, substance très subtile au-dessus de la sphère de l'air, qui pouvait s'allumer par le frottement des sphères supérieures, et était ainsi la matière du feu.
Que Junon soit l'air, que Jupiter soit l'éther [CHATEAUBR., Génie, II, v, 2]
Esprit hypothétique animant le monde entier.
Pythagore tenait que le monde était animé et intelligent ; que l'âme de cette grosse machine était l'éther, d'où sont tirées toutes les âmes particulières [FÉNEL., Philos. Pythagore.]
L'air pur ou l'éther est un esprit qui meut les corps et qui les rend visibles [DIDEROT, Opinions des anc. philos. (Thomasius).]
Chez les modernes, l'air le plus pur et le plus dilaté, celui qui est dans les régions supérieures de l'atmosphère.
D'un feu religieux le saint poëte épris Cherche leur pur éther et plane sur leur cime [des montagnes] [A. CHÉN., 225]
L'harmonieux éther, dans ses vagues d'azur, Enveloppe les monts d'un fluide plus pur [LAMART., Harm. II, 4]
Par extension, les espaces célestes.
Les astres.... Dans les champs de l'éther l'un par l'autre heurtés [LAMART., Médit. I, 5]
Terme de physique. Fluide hypothétique, invisible et impondérable, éminemment élastique, que beaucoup de physiciens modernes ont admis pour expliquer les phénomènes de la lumière et de la chaleur et qu'ils supposent remplir les vides des corps et les espaces intermédiaires aux corps. Les ondulations de l'éther.
Terme de chimie. Liquides très volatils qu'on obtient par la distillation d'un acide mêlé avec de l'alcool. Le mot éther a été introduit dans le langage chimique par Frobenius, en 1730, pour désigner ce liquide, déjà connu auparavant, qu'il appela ainsi probablement par allusion à sa légèreté et à sa volatilité. Éther nitrique. Éther sulfurique. Respirer de l'éther. Éther minéral fossile, s'est dit quelquefois du naphte.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ceux du plus haut estage ressemblent à l'ether et plus haute region voisine du ciel, sereine, claire, nette et paisible [CHARRON, Sagesse, I, 45]
    De toutes pars où vous jettez les yeux, L'air se fait calme, et l'aether gracieux [AMADIS JAMYN, Poésies, p. 192, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. ether ; espagn. eter ; ital. etere ; du latin aether ; terme grec provenant d'un verbe se traduisant par brûler.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • ÉTHER. Ajoutez : - REM. L'éther, en tant que fluide subtil et universel, est mentionné dès 1753.
    Le fluide le plus subtil qu'ait produit la nature, celui qui se trouve répandu partout, et que l'on nomme éther [BEAUSOBRE, Dissertat. philos. p. 3]

éther

ÉTHER. (On prononce l'R.) n. m. Substance très subtile que l'on supposait remplir la plus haute région de l'air.

Il se dit couramment au figuré de la Partie la plus subtile et la plus élevée de l'atmosphère.

Il s'est dit spécialement, en termes de Physique, d'un Fluide invisible, impondérable, éminemment élastique, que les physiciens supposaient être répandu partout et servir de milieu de transmission à la lumière, à la chaleur, à l'électricité, etc. Les ondulations de l'éther.

Il se dit, en termes de Chimie, d'une Liqueur spiritueuse très volatile qu'on obtient par la distillation d'un acide mêlé avec de l'alcool. On distingue les éthers sels et les éthers oxydes. L'éther acétique est un éther sel. L'éther sulfurique est un éther oxyde. Un flacon d'éther. Respirer de l'éther pour calmer une souffrance. L'éther est un poison. L'éther excite ou insensibilise.

En termes de Thérapeutique, Sirop d'éther, perles d'éther, Remèdes qui contiennent de l'éther sulfurique.

Traductions

éther

ether

éther

ether

éther

эфир

éther

etere

éther

етер

éther

éther

에테르

éther

eter

éther

[etɛʀ] nmether