étisie

(Mot repris de étisies)

ÉTISIE

(é-ti-zie) s. f.
Maladie qui amaigrit et fait fondre le corps. Il est tombé en étisie. État d'émaciation extrême résultant de quelque maladie chronique. Étisie n'est plus un terme de médecine.

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. ÉTIQUE. La finale, qui est irrégulière, provient sans doute d'une assimilation à phthisie.

étisie

ÉTISIE. n. f. T. d'ancienne Médecine. Maladie qui dessèche et consume le corps. Il est tombé en étisie. Rongé d'étisie.

étisie


*ÉTISIE, s f. ÉTIQUE, adj. [Etizi-e, tike: 1re é fer. dern. e muet.] Etique se dit de celui ou de celle, qui est atteint, ou atteinte d'une maladie, qui dessèche et consume toute l'habitude du corps. "Devenir étique. "Elle est morte étique. "Il se dit aussi de la fièvre, qui dessèche; fièvre étique. = Quelquefois il ne signifie que maigre, atténué. "Il a le visage étique. — On le dit, en ce sens, de quelques animaux, dans le style plaisant et moqueur: un poulet, un chapon, un cheval~ étique.
   *ÉTISIE, ou, comme écrivent certains, éthisie, est ce que les Médecins apellent phtysie: maladie qui dessèche, etc. Puisqu'on laisse dire aux Médecins phtysique, et qu'on dit étique, pourquoi ne pas dire étisie? On répondra que ce n' est pas l'usage. Eh bien! il n'y a qu'à le faire venir. "C'étoit une éthysie, qui le minoit depuis long-temps. Formey. "Il avoit voulu le guérir d'une étisie. Tissot. = Mme. de Maintenon emploie étisie pour maigreur. "L' embonpoint sied mieux à la vieillesse que l'étisie.
   Rem. M. de Girac, dans sa Réponse à M. Costar le râille d'avoir dit étique au lieu d'ectique, mais il a tort, dit Ménage, étique est le mot usité. L'Acad. avait dabord mis: quelques-uns écrivent ectique, mais on ne prononce point le c. Elle a retranché cette remarque dans la dernière édition. = Il y en a qui écrivent éthique, qui ne vaut pas mieux. "Elle étoit éthique depuis long-temps. Let. Edif. Ethique, s. f. est autre chôse. Il signifie morale, en termes de l'école. "Les éthiques d'Aristote, ses ouvrages moraux.