abuseur

ABUSEUR

(a-bu-zeur) s. m.
Celui qui abuse, qui trompe.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Se le dit tel abuseur avoit aucune chose prins ou gaingné sous ombre de la dite abusion [DU CANGE, abusor.]
  • XVe s.
    Et trouva on que ce n'estoit qu'un abuseur ; si le fit prendre et emprisonner et eut sa finance qui estoit grande [J. DES URSINS, 1389]
    Et se trouva un cordelier forgé qui de lui-même prit debat au dit frere Hieronime [Savonarole], l'appellant heretique et abuseur de peuple [COMM., VIII, 19]
  • XVIe s.
    C'estoyent divinateurs, enchanteurs et abuseurs du simple peuple [RAB., Pant. IV, 58]
    [Traitz] dont le cruel abuseur plein d'attraits A bien souvent faict mainte plaie amere [MAROT, II, 280]
    D'un petit nombre d'abuseurs sont sorties plusieurs sectes [CALV., Inst. 89]

ÉTYMOLOGIE

  • Abuser.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • ABUSEUR. Ajoutez :
    La cause pour laquelle ces abuseurs défendaient.... [BOSSUET, Var XI, 202]

abuseur

ABUSEUR. n. m. Celui qui abuse. Un grand abuseur. Il est familier et peu usité.

abuseur

Abuseur, m. acut. Impostor, Frustrator, voyez Abuser.

Abuseur de simples gens, Supplantator simplicitatis.

abuseur


*ABUSEUR, s. m. Qui abuse, qui trompe. Il est dans Richelet. On l'employait autrefois dans le style sérieux. "Nous aurions raison de l'attribuer aux esprits abuseurs. Boss. Mahomet a été un grand abuseur de Peuples. Dans la phrase de Bossuet, il est employé comme adjectif. — L'Acad. l'admet pour le style familier.