accommodé, ée

ACCOMMODÉ, ÉE

(a-ko-mo-dé, dée) part. passé.
Ajusté, arrangé.
Apprêté, en parlant d'un mets. Ce bœuf est bien accommodé.
Terminé à l'amiable. Querelle accommodée.
Conformé à. Cette pièce a été refaite et accommodée au goût du public.
Une religion accommodée est propre à durer [PASC., Pensées, Prov. 3]
Pensées ou réflexions sensibles, familières, instructives, accommodées au simple peuple, qu'il n'est pas permis de négliger [LA BRUY., Prologue.]
Pourvu de.
Les magasins pleins, les particuliers accommodés de toutes choses [SARASIN, Siége de Dunk. 10]
Être peu accommodé des biens de la fortune. Un homme assez accommodé des biens de la fortune.
Quoique peu accommodé des biens de la fortune, Socrate se tint dans les termes d'un désintéressement parfait [FÉN., Socr.]
Absolument. À l'aise, riche.
J'ai découvert sous main qu'elles ne sont pas fort accommodées [MOL., l'Av. I, 2]
Le seigneur Anselme est.... un gentilhomme qui est noble, doux, posé, sage et fort accommodé [ID., ib. I, 7]
Mon père était des premiers et des plus accommodés de son village [SCARRON, Rom. Com. I, 13]
M. et Mme de Ventadour ne voulaient pas ouïr parler d'un cadet fort peu accommodé [SAINT-SIMON, 21, 250]
Les ouvriers en avaient encore construit un grand nombre d'autres [échafauds pour un spectacle], qu'ils avaient loués aux familles les plus riches et les plus accommodées [VERTOT, Rév. IX, p. 250]

REMARQUE

  • Accommodé a un peu vieilli dans ce dernier sens, et, pour l'employer, il faudrait quelque précaution, c'est-à-dire que l'emploi en fût tel, qu'aucun doute sur le sens ne pût s'élever.