acheté, ée

ACHETÉ, ÉE

(a-che-té, tée) p. passé.
Acquis à prix d'argent. Des noirs achetés à la côte d'Afrique.
Je gouverne l'empire où je fus acheté [RAC., Esth. II, 1]
Gagné par corruption. Applaudissements achetés. Un témoin acheté.
Retourner à l'armée ! Ah ! sachez que la reine La sème d'assassins achetés par sa haine [CORN., Nic. I, 1]
Obtenu avec peine. Récompense achetée au prix d'un grand travail.
L'honneur d'un si beau choix serait trop acheté.... [CORN., Hor. II, 8]
Ce reste malheureux [de vie] serait trop acheté, S'il faut le conserver par une lâcheté [RAC., Baj. II, 3]
Au prix du déshonneur quelques heures de plus Lui sembleraient trop achetées [A. CHÉN., 200]
[Pierre le Grand] remportant avec lui la science de la construction des vaisseaux, acquise en moins de deux ans, parce qu'il l'avait acquise par lui-même, et achetée courageusement par une espèce d'abdication de la dignité royale [FONTENELLE, Czar Pierre.]
Il est si ordinaire à l'homme de n'être pas heureux, et si essentiel à tout ce qui est un bien d'être acheté par mille peines, qu'une affaire qui se rend facile devient suspecte [LA BRUY., 11]