admonéter

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ADMONÉTER. v. a. T. de Jurispr. dont on se servait autrefois Lorsqu'un particulier ayant commis une faute qui ne méritait pas une grande punition, le juge le mandait pour lui faire quelque remontrance à huis clos, avec défense de récidiver. La cour ordonna qu'il serait mandé et admonété. On l'a admonété. Plusieurs disent et écrivent, Admonester.

admonéter


ADMONÉTER, v. a. [On a dit long-temps admonester, et on le dit encore en Province. On a adopté mal-à-propos dans le Dict. Gramm. une orthographe et une prononciation plus vicieuse encore: on écrit amonêter sans d. — Quand on suprima l's, on la remplaça par l'acc. circonflexe, comme on le fesait pour tous les mots où cette s était muette. Aujourd'hui on ne met plus cet accent que sur les syllabes longues, et l'on écrit admonéter avec un accent aigu sur le 1er é: admonété, 2e é fer. tout bref.] Il se dit du Juge qui fait une remontrance à huis clos, avec défense de récidiver. Cette remontrance est mortifiante, sans être infamante. "On l'a admonété: "La Cour a ordoné qu'il seroit mandé et admonété.