affre

AFFRE

(a-fr') s. f.
Grand effroi.
Après les affres de la mort, elle ressentit les horreurs de l'enfer [BOSSUET, Anne.]
Mme de Montespan était tellement tourmentée des affres de la mort, qu'elle payait plusieurs femmes dont l'emploi unique était de la veiller [SAINT-SIMON, 180, 155]
Les premiers moments du vide extrême que laissait la mort de la Dauphine, la douleur, les affres dont elle [Mme de Maintenon] était aiguisée [ID., 325, 4]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Il leur dit que, jour de sa vie, n'eut si belles affres [frayeur] qu'il avoit à cette heure eues [LOUIS XI, Nouv. LXXV]

ÉTYMOLOGIE

  • Anc. haut-allem. eiver, eipar, âcre, hérissé ; comp. l'ital. afro, âpre, aigre ; afrezza, âpreté ; afretto, aigrelet.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • AFFRE. Ajoutez : - REM. D'après le Glossaire romand du doyen Bridel, affres désignait, aux XIVe et XVe siècles, une espèce de torture usitée à Genève.

affre

AFFRE. s. f. (L'A est long.) Grande peur, extrême frayeur. Il n'est guère d'usage qu'au pluriel, et dans cette locution, Les affres de la mort.

affre


AFFRE, ou bien mieux ÂFRE, s. f. [L'a est long, dit l'Acad. Il faudrait donc l'écrire avec une seule f et marquer l'â d'un acc. circ. car les lettres doubles désignent que la syll. est brève. C' est même la seule bone raison qui les a introduites et qui les fait conserver.] Il n'est d'usage qu'au pluriel: les âfres (les terreurs) de la mort.