agio

agio

[ aʒjo] n.m. [ it. aggio ] (Surtout au pl.)
Ensemble des frais qui grèvent une opération bancaire : Payer des agios après un découvert bancaire intérêts

agio

(aʒjo)
nom masculin
finances ensemble de frais engendrés par une opération bancaire payer des agios à cause d'un découvert bancaire

AGIO

(a-jio) s. m.
Terme de banque. Bénéfice qui résulte du change de la monnaie et de l'échange des effets de commerce contre l'argent.
Agio est un terme de banque publique qui, dans son origine, signifie la différence entre l'argent courant et l'argent de banque ou le billet [MELON, Essai politique sur le Commerce, XXI, 1734]
Spéculation sur la hausse et la baisse des effets publics.
Les usuriers avaient gagné gros à trafiquer les papiers du roi ; on appelait ces gens-là agioteurs, et leur manége s'appelait agio [SAINT-SIMON, 286, 133]

ÉTYMOLOGIE

  • Ital. aggio, qui, en ce sens, n'est qu'une autre forme de agio, aise (voy. AISE) ; l'agio étant considéré comme une aisance. St-Simon, plusieurs auteurs et la 2e édition du Dictionnaire de l'Académie écrivent agiot. Ce t est une lettre euphonique ajoutée pour former agioter, agiotage, agioteur. Agio, dans le sens qu'il a aujourd'hui, est né dans les dernières années de Louis XIV. Le Dictionnaire des Arrêts de Brillon, imprimé en 1727, au mot agio, dit que c'est un terme venu d'Italie et usité en Hollande pour marquer la différence entre l'argent de banque et l'argent courant, laquelle dépend de la rareté des lettres de change. On s'en est servi, ajoute-t-il, en France, depuis vingt ans environ, en disant : Cet homme entend l'agio, pour marquer celui qui connaissait le fort et le faible des effets de commerce, et le profit qu'on y pourrait faire. Cela ne supposait pas qu'il en fît un mauvais usage. Depuis, le mot agioteur a été pris en mauvaise part, pour caractériser un commerce illicite sur les papiers publics et autres, entrepris dans l'espoir de grands bénéfices, et consistant surtout à rechercher les porteurs de papier obligés de la lâcher à vil prix. Brillon cite deux Déclarations de 1706 et 1707, qui condamnent au carcan et aux galères ceux qui faisaient des négociations usuraires de billets royaux connues dans le public sous le nom d'agio ; car, pour désigner le nouveau genre d'usure, il a fallu aussi inventer un nouveau terme. Le Dictionnaire du Commerce de Savary des Bruslons (1723) dit : Agio, le change de l'argent en monnaie de banque ; se dit aussi du profit, distinct de l'intérêt, d'une avance faite pour le commerce ; Agioteur, terme nouvellement en usage parmi les marchands, banquiers et gens d'affaires, pour désigner une personne qui place son argent à gros intérêts en prenant des billets, promesses et autres semblables papiers sur un pied très bas pour les remettre dans le public sur un pied plus haut. D'Aguesseau, Mémoire sur le Commerce des Actions de la Compagnie des Indes, 1720, dit : Agio, dans sa véritable signification, est ce qui se donne à un courtier ou à un agent de commerce ou à un banquier, pour le change ou pour sa peine et son industrie, ou pour l'escompte d'une lettre de change qu'il se charge de négocier.

agio

AGIO. n. m. T. de Change et de Banque. Plus-value ou prime des monnaies métalliques sur les monnaies de compte ou de banque. C'est aussi, dans les pays à double étalon monétaire, la prime de l'une des monnaies par rapport à l'autre. Il se confond très souvent avec le mot CHANGE, dont il prend l'acception. Si l'argent est abondant sur une place, l'agio est nul.

agio


AGIO, Acad. ou AGIOT. Trév. s. m. [3e br. Agi-o.] Agiotage et agioter, dérivés de ce mot, devraient, ce semble, faire préférer agiot. C'est un terme de change et de banque. Voy. AGIOTAGE.

Traductions

agio

aggio

agio

ágio

agio

agio