aimé, ée

AIMÉ, ÉE

(è-mé, mée) part. passé.
Aimé parce qu'il était bienfaisant. Aimé de ses concitoyens. Aimé de Dieu.
Ô rives du Jourdain, ô champs aimés des cieux ! [RAC., Esth. I, 2]
Substantivement.
[Elle].... verrait en l'aimé ce qu'il y faut blâmer, Si ce même devoir lui commandait d'aimer [CORN., Perthar. I, 2]

REMARQUE

  • Aimé de, aimé par. Il n'y a point de règle précise pour l'emploi de l'une ou de l'autre préposition ; il n'y a que des nuances quelquefois sensibles, et qui d'autres fois se confondent. On se sert généralement de de, à l'exclusion de par, quand le nom n'a point d'article : Aimé de tous ceux qui le connaissent ; aimé de chacun ; cependant il n'y aurait pas de faute à dire aimé par chacun, par tous ceux qui le connaissent. Quand aimé n'est plus simplement participe, mais verbe passif, il faut par de préférence : Cette femme a été aimée par son cousin ; Louis XII fut aimé par ses sujets ; mais on dirait aussi sans faute : Fut aimé de ses sujets. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'aimé de porte plutôt l'idée sur aimé considéré comme adjectif et exprimant un état ; et aimé par, sur aimé considéré comme participe passif et exprimant une action reçue.