alérion

(Mot repris de alérions)
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ALÉRION

(a-lé-ri-on) s. m.
Terme de blason. Petit aigle aux ailes étendues, sans pied ni bec.
La marquise du Chastelet porte les armes pleines de Lorraine, avec trois fleurs de lis d'argent sur la bande, au lieu des trois alérions de Lorraine [SAINT-SIMON, 39, 204]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Un dart molu tenoit li gloz felon, Envers Guillaume le lança de randon ; Si bruit li cops comme un alerion [, Li coronemens Looys, V. 961]
  • XIIIe s.
    Sire Frobert le gresillon Plus tost que un alerion Vint poingnant encontre Renart [, Ren. 27608]
  • XIVe s.
    Tout ainssin [ils] le redoubtent com beste le lion, Et com font li oisel le fort alerion [, Girart de Ross. V. 3380]

ÉTYMOLOGIE

  • On lit dans J. Salisbery, De nugis curial. I, 13 : " Aquila namque sicut rex avium est, si non alarionem excipias, quae forte aquilarum species potentissima est. " Le nouvel éditeur de Du Cange ajoute que dans Salisbery alarionem est sans doute une faute et qu'il faut lire valeriam, d'après Pline, X, 3, qui dit : " Aquila valeria viribus praecipua. " Mais nos textes français du XIIe et du XIIIe siècles prouvent qu'alerion est un mot réel et qu'alario doit être conservé dans J. de Salisbery. Ces anciens textes montrent que l'alérion était non pas seulement une figure de blason, mais aussi un oiseau véritable, et le passage de J. de Salisbery, que c'était une grande espèce d'aigle. Il est probable qu'alario vient de aquilario, augmentatif barbare de aquila (voy. AIGLE). Qu'ensuite le blason en ait fait un petit aigle sans pied ni bec, il n'y a pas beaucoup à s'en étonner.

alérion

ALÉRION. n. m. T. de Blason. Petit aiglon qu'on représente avec les ailes étendues et sans bec ni pieds.