aliéné, ée

ALIÉNÉ, ÉE

(a-li-é-né, née) part. passé.
Dont la propriété a été transférée. Bien aliéné. Terre aliénée.
Séparé.
C'est déjà un scandale qu'un pasteur soit aliéné de ses brebis ; mais c'est une profanation et le comble du désordre qu'il s'autorise là-dessus à leur refuser les saints mystères [MASS., Confér. Amour des past.]
Éloigné, en parlant des esprits. Cœurs aliénés.
Combien voyons-nous de chrétiens aliénés de la vie de Dieu ! [FÉN., t. XVII, p. 328]
Les soucis ou les espérances le tenaient toujours aliéné [VAUVENARGUES, Cléon, Var.]
Rendu fou. Il a l'esprit aliéné. Il est aliéné d'esprit. Il est aliéné.
Canillac trouve le duc d'Orléans versant des larmes, aliéné par le désespoir [VOLT., Louis XIV, 27]
Ah ! seigneur, pardonnez à mes sens éperdus, d'horreur aliénés [ID., Guèbres, II, 7]
S. m. et f. Un aliéné, une aliénée, un fou, une folle. L'hôpital des aliénés.