allié, ée

ALLIÉ, ÉE

(a-li-é, ée) part. passé.
Joint avec. Cuivre allié avec de l'or. La douceur alliée au courage.
Uni par des traités. Ces deux nations sont alliées.
être allié de Rome et s'en faire un appui [CORN., Nicom. III, 2]
Uni par ce genre de parenté qu'on nomme affinité, c'est-à-dire où, sans appartenir naturellement à la famille, on est parent du mari ou de la femme. Allié de très près aux Montmorency. Être bien allié, avoir, par affinité. des parents bien placés.
L'abbé d'Hervault était un homme de condition bien allié [SAINT-SIMON, 14, 156]
S. m. et f. Celui, celle qui est jointe à un autre par affinité. C'était mon allié. Beaucoup de parents et d'alliés.
Cette fille est alliée de M. d'Arrouy [SÉV., 428]
Confédéré. Les alliés gagnèrent la bataille de Leipzig sur l'empereur Napoléon.
Porter plus de respect à de tels alliés [CORN., Nicom. II, 3]
Fouler aux pieds les droits d'une longue amitié Et m'armer sans pudeur contre mon allié [M. J. CHÉN., Œd. roi, III, 2]
Je ne souffrirai pas que ce fils odieux Vous fasse des Romains devenir l'alliée [RAC., Mithr. III, 5]