alouette

(Mot repris de alouettes)

alouette

n.f. [ lat. alauda, du gaul. ]
Oiseau passereau à plumage brunâtre, commun dans les champs, ne perchant pas sur les arbres.

alouette

(alwɛt)
nom féminin
petit oiseau qui vit dans les champs Les alouettes se nourrissent d'insectes.

ALOUETTE

(a-lou-è-t') s. f.
Oiseau de l'ordre des passereaux ; il fait son nid dans les plaines. S'éveiller, se lever au chant de l'alouette, se lever de très grand matin.
Terres à alouettes, terres sablonneuses.
En termes de marine, nœud d'alouette, sorte de nœud qu'on appelle aussi tête de mort.
Alouette de mer, oiseau du genre des vanneaux, et de l'ordre des échassiers.

PROVERBES

  • Si le ciel tombait, il y aurait bien des alouettes prises, se dit d'une supposition absurde.
  • Il attend que les alouettes lui tombent toutes rôties dans le bec, ou simplement, lui tombent toutes rôties, se dit d'un paresseux qui voudrait avoir les choses sans peine.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Près [je] sui qu'en autel point com pinçon ou aloe Qu'espervier.... [, Berte, XXXIII]
    Il se misent au fuir sans plus attendre, et s'esparsent li uns chà et li autres là, aussi comme les aloes font por les espreviers [H. DE VALENC., IX]
    La costume ai à l'esprevier, Qui l'aloe vet tant chacier, Que il la prent par tost voler, Et puis si l'en relet aler [, Ren. 6446]
    Là veïssiés les troi si fierement aidier ; Ausi comme l'aloe fuit devant l'esprevier, Vont li Turc après aus, nes osent aprochier [, Ch. d'Ant. VIII, 83]
    Ce fu au tens que naist la flor, Et l'aloete chante au jor [, Blancandin]
    De kalendres bien envoisies Qui chantent cler, et d'aloetes [FABLIAUX, éd. BARBAZ. t. IV, p. 91]
  • XVe s.
    Entre prime et tierce se commença le jour à reschauffer et le soleil à luire et à monter, et les aloes à chanter [FROISS., II, II, 17]
    Les biens mondains, les honneurs et les gloires, Qu'on aime tant, desire, prise et loue, Ne sont qu'abus et choses transitoires, Plus tost passans que le vol d'une aloue [A. CHART., Régime de fortune, Ball. 11]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, alauie ; bourguig. auluôtte ; Berry, alouvette ; provenç. alauza, alauzeta ; ital. allodola, lodola ; anc. espagn. aloeta ; espagn. mod. alondra. Alouette est le diminutif d'aloue ; aloue vient du latin alauda ; mais alauda était un mot gaulois. Pline, Hist. nat. II, 37, et Suétone, Vie de César, nous apprennent que ce général avait donné à une de ses légions, composée d'hommes des Gaules, le nom gaulois d'alauda. L'oiseau huppé qu'en gaulois on nomme alauda, dit Marcellus Empiricus, ch. 29. Enfin Grégoire de Tours, liv. IV, parle du corydalus que nous nommons, dit-il, alauda. Ces témoignages ne laissent pas de doute sur l'origine du mot On trouve dans le bas-breton alc'houéder et alc'houédez qui signifient alouette. C'h est une lettre gutturale analogue au ch allemand et étrangère à la langue latine ; un mot tel que alc'houéder, quelle qu'en ait été jadis la finale, a pu naturellement se transformer en alauda.

alouette

ALOUETTE. n. f. Petit oiseau de l'ordre des Passereaux qui vit de grain et qui fait son nid dans les plaines. Le chant de l'alouette. Tendre aux alouettes. Prendre des alouettes au miroir. Une douzaine d'alouettes. Pâté d'alouettes. Manger des alouettes.

Alouette huppée, Sorte d'alouette qu'on nomme autrement COCHEVIS.

Des terres à alouettes, se dit communément des Terres sablonneuses.

Prov., Si le ciel tombait, il y aurait bien des alouettes prises, se dit pour se moquer d'une supposition absurde en y répondant par une autre encore plus absurde.

Prov., Il attend que les alouettes lui tombent toutes rôties dans le bec, lui tombent toutes rôties, se dit d'un Paresseux qui voudrait avoir les choses sans peine.

Prov., S'éveiller, se lever au chant de l'alouette, S'éveiller, se lever de très grand matin.

aloüette

Aloüette, Alauda, Cassita, Galerita, Corydalus.

Aloüette de mer, Alauda marina.

Aloüette de pré, ou petite Aloüette, ou Farlouse, Alauda pratensis, pource qu'on la trouve tousjours faisant son nid en l'herbe des prés.

alouette


ALOUETTE, ou ALOUèTE, s. f. [3e è moy. 4e e muet. A-lou-ète, tout bref.] Petit oiseau fort conu. — On apelle communément des terres sabloneûses, terres à alouettes. — On dit proverbialement, pour se moquer d'une suposition absurde: si le ciel tomboit, il y auroit bien des alouettes prises. C'est un proverbe latin. — Si coelum caderet, multoe caperentur alaudoe; Et d'un paresseux qui voudrait avoir les chôses sans peine: "Il attend que les alouettes lui tombent toutes rôties dans le bec.

Traductions

alouette

Lerche

alouette

lark, skylark

alouette

leeuwerik

alouette

alosa

alouette

alaŭdo

alouette

alondra

alouette

lævirki

alouette

allodola, lodola

alouette

alauda

alouette

lärka

alouette

雲雀

alouette

Lark

alouette

[alwɛt] nflark