altéré, ée

ALTÉRÉ, ÉE

(al-té-ré, rée) part. passé.
Changé de bien en mal. Couleur altérée. Santé altérée. Monnaie altérée.
Peiné, affecté.
Un tel discours n'a rien dont je sois altéré [MOL., Femm. sav. V, 1]
Qui a soif.
Buvons toute cette eau ; notre gorge altérée En viendra bien à bout [LA FONT., Fab. VIII, 25]
Fig.
Ils sont altérés de sang [FÉN., Tél. XVI]
Ainsi parle en secret l'ange altéré de crime ; Et tandis qu'il se couche auprès de sa victime, D'un sourd et long fracas retentissent les monts [GILB., Mort d'Abel, ch. VII]
Je vois ces fiers chrétiens, de rapine altérés [VOLT., Zaïre, I, 2]
Le ciel.... Du sang de l'innocence est-il donc altéré ? [RAC., Iph. IV, 4]
On a dit autrefois, substantivement, c'est un altéré, pour c'est un homme âpre au gain.
En musique, se dit des notes naturelles ou diatoniques modifiées par les dièses et les bémols.