alumelle

(Mot repris de alumelles)

ALUMELLE

(a-lu-mè-l') s. f.
Lame de couteau ou d'épée. Vieux.
Terme de marine. Petite plaque de fer qui sert à garnir la mortaise du gouvernail.
Outil d'acier qui sert à polir et à achever les peignes.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Qui tel fait faire li veïst, Dui fust qui pitié n'en preïst, Quand si veïst Dido la bele Sor la pointe de l'alemele [, la Rose, 13412]
    Qui a deux cornes à la teste, Si tranchans comme une alemele [, le Bestiaire]
  • XIVe s.
    Portant une grant hache à son col, la quelle avoit bien trente deux posses [pouces] d'alemelle [DU CANGE, alumella.]
  • XVe s.
    Et ont Irlandois couteaux aigus devant, à large allumelle à deux taillans [FROISS., III, IV, 42]
    [Le comte de Foix] fit ouvrir l'huis de la prison, et vint à son fils, et tenoit l'alemelle de son coutel par la pointe [ID., II, III, 13]

ÉTYMOLOGIE

  • Norm. armelle. Alumelle est venu d'alemelle, par une fausse assimilation avec le verbe allumer, qui n'a rien de commun avec alumelle. Alemelle est composé de la préposition à, et de lamelle, petite lame (voy. LAMELLE). On trouve dans une ordonnance de 1680 la forme correcte : allemelles de couteaux de toutes sortes, le cent pesant payera trente sols.

alumelle

ALUMELLE. n. f. Lame de couteau ou Lame d'épée longue et mince. Il a vieilli.

Il se dit, en termes de Marine, de Lames ou Petites plaques de fer dont on garnit intérieurement la mortaise du gouvernail, du cabestan, etc., pour empêcher qu'elle ne soit usée ou déformée par le jeu et la pression de la barre.

alumelle

Alumelle de couteau, vel forte rectius Alemelle, quasi Lamella diminutiuum a Lamina, Comme nous disons de Femme, Femelle: ainsi de Lame, Lamelle. Lalemelle d'un couteau, pour La lamelle. Encore dit-on aujourd'huy, une lame d'espée.

alumelle


ALUMELLE, s. f. Lame de couteau. il vieillit. Acad.