amble

amble

n.m. [ du lat. ambulare, marcher ]
Allure d'un cheval qui, au pas ou au trot, lève en même temps les deux jambes du même côté : Aller l'amble.

AMBLE

(an-bl') s. m.
Allure dans laquelle le cheval lève ensemble les deux jambes du même côté, alternativement avec celles du côté opposé.
Le magnifique avait un cheval d'amble [LA FONT., Magn.]
Amble rompu, allure particulière à certains chevaux (voy. TRAQUENARD).

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Courtaux, bestes d'emble, mulles, mullets et bagage [M. DU BEL., 330]
    Hacquenées et autres bestes d'ambles [ID., 333]
    Un cheval d'Espagne fort aisé et allant l'amble [ID., 482]
    Il m'est permis de vous dire combien Elle me couste, et quel emble elle va [MAROT, III, 149]

ÉTYMOLOGIE

  • (Voy. AMBLER) ; génev. ambe ; provenç. amblanza, ambladura ; ital. ambiadura. On disait aussi ambleure dans l'ancien français.

amble

AMBLE. n. m. Sorte d'allure d'un quadrupède, dans laquelle il avance à la fois et alternativement les deux jambes d'un même côté. L'amble est ordinairement une allure artificielle. Grand amble. Amble doux. Amble rude. Un cheval qui va l'amble. Mettre un cheval à l'amble. Le pas de la girafe est un amble.

amble

Amble, f. penac. Est la maniere d'aller des haquenées, Mollis quaeque tollutim fit iumenti gradatio, Incessio. Il vient de Ambulo Latin. Mais en François il a une particuliere signification, et signifie ce pas de la beste hasté, qui n'est ne proprement pas commun, ne trot, ne galop, et selon lequel on dit la beste amblant passer d'une coudée, quand elle des pieds de derriere outre-passe d'une coudée la marche des pieds de devant. Ainsi dit on d'un cheval ou autre beste, qu'il va l'amble. Tollutim incedit. Et mettre à l'amble, Ad gradum tollutarium cogere. Et en pluriel Ambles, comme, Ce cheval a belles Ambles, ce qu'on dit aussi, Il a l'Amble belle, Egregie ac belle tollutim incedit. Et par translation on dit qu'on a mis quelqu'un aux ambles, quand on l'a mis en beau train de faire ou dire quelque chose, sans qu'il s'advise de l'induction qu'on luy en a faite. Ce qui est dit aussi de celuy qu'on a rengé à la raison, qui auparavant ne y vouloit joindre. Ce qui est ainsi dit à la semblance du cheval, qui trottoit dur, et galloppoit de mesmes, lequel on a contraint prendre l'Amble, voyez Hacquenée.

amble


AMBLE, s. m. [Anble; 1re lon. 2e e muet.] Sorte d'alûre du cheval. On dit proverbialement, mettre quelqu'un à l'amble, le ranger à son devoir.

Traductions

amble

amble

amble

التمهل

amble

amble

amble

[ɑ̃bl] nm
aller l'amble → to amble along