animé, ée

ANIMÉ, ÉE1

(a-ni-mé, mée) part. passé.
Doué de vie. Corps animés.
Fig. Qui est dans telle ou telle disposition d'esprit. Animé de sentiments bienveillants. Être animé d'une haine violente. Multitude diversement animée.
Excité, encouragé. Animé par le succès. Animé au carnage.
Ce courage qui se sentait animé par les obstacles [BOSSUET, Hist. III, 5]
Animés par cet esprit corrompu et déréglé qui est naturel aux hommes [FLÉCH., Serm. I, 193]
Et par l'espoir du gain votre muse animée Vendrait au poids de l'or une once de fumée [BOILEAU, Sat. IX]
Irrité.
Encore qu'on soit animé les uns contre les autres jusqu'aux épées tirées [BOSSUET, Variat. X]
Il était fort animé contre les Tyriens [FÉN., Tél. II]
Les Troyens sont animés contre tous les Grecs [ID., ib. I]
Absolument. Il était animé et parlait avec chaleur.
Je me sentais animé à chaque instant [MONTESQ., Lett. pers. 9]
Que peut contre le roc une vague animée ? [PIRON, Métrom. III, 7]
Qui a de l'animation. Parler d'un ton animé. Lutte animée. Rendre la lutte plus animée. Les débats furent très animés. Teint animé, teint qui devient plus vif par la chaleur, par une émotion. Beauté froide et qui n'est pas assez animée.
En physique, poussé. Projectile animé d'une très grande force.
En termes de blason, cheval animé, cheval qui est en action et qui montre un désir de combattre. Cheval dont il y a la tête seule lorsque l'œil est de différent émail.
S. m.
Le vivant et l'animé, au lieu d'être un degré métaphysique des êtres, est une propriété physique de la matière [BUFF., Comp. des animaux et des végét.]