apôtre

(Mot repris de apôtres)

apôtre

n.m. [ lat. apostolus, gr. apostolos, envoyé de Dieu ]
1. Chacun des douze disciples choisis par Jésus-Christ ; nom donné à ceux qui ont été les premiers propagateurs de l'Évangile.
2. Personne qui se met au service d'une cause, d'une idée : Elle s'est faite l'apôtre de l'aide humanitaire
Faire le bon apôtre,
jouer la comédie de la bonté et de la vertu : Il disait qu'il voulait nous aider, le bon apôtre !

apôtre

(apotʀ)
nom masculin
1. religion disciple de Jésus-Christ les douze apôtres
2. figuré personne qui propage une idée en la défendant se faire l'apôtre d'une cause

APÔTRE

(a-pô-tr') s. m.
Nom donné aux douze disciples que Jésus-Christ chargea de prêcher l'Évangile. Après la mort de N. S. on donna le nom d'apôtre à saint Mathias, élu pour remplacer Judas, à saint Paul et à saint Barnabé.
Les apôtres tiennent le concile de Jérusalem, où saint Pierre parle le premier, comme il fait partout ailleurs [BOSSUET, Hist. I, 10]
Les apôtres (c'était encore au temps de la passion), assemblés autour de leur maître, lui montraient le temple et les bâtiments d'alentour [ID., ib. II, 9]
L'apôtre des gentils, des nations, le grand apôtre ou simplement l'apôtre, saint Paul. Le prince des apôtres, saint Pierre. Les princes des apôtres, saint Pierre et saint Paul.
Par extension, celui qui le premier a prêché la foi dans un pays. Saint Denis est l'apôtre de Paris. Prêcher en apôtre, comme un apôtre ; prêcher avec onction.
Nom qu'on donne aux douze pauvres à qui on lave les pieds le jeudi saint.
Fig. Celui qui, par ses paroles ou ses exemples, propage une doctrine, une opinion. Il s'est fait l'apôtre de cette doctrine nouvelle.
Familièrement.
Si Bacchus, dont je suis l'apôtre, Ne m'inspire un joyeux transport [BÉRANG., Mort subite.]
Mes bons amis, que je vous prêche à table, Moi, l'apôtre de la gaieté [ID., Mes cheveux.]
Ironiquement et par antiphrase. Bon apôtre, homme fin et de mauvaise foi.
Tout Picard que j'étais, j'étais un bon apôtre [RAC., Plaid. I, 1]
Grippeminaud le bon apôtre, Jetant des deux côtés la griffe en même temps, Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre [LA FONT., Fab. VII, 16]
Là, Cormoran le bon apôtre.... Vous les [poissons] prenait sans peine [ID., ib. X, 4]
Il doit l'avoir gagné car c'est un bon apôtre [ID., Orais.]
Faire le bon apôtre, contrefaire l'homme de bien.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Dès les apostles ne fut hom tel prophete [, Ch. de Rol. CLXIV]
    [Il] Reclame Deu et l'apostle de Rome [le pape] [, ib. CCXIII]
  • XIIe s.
    Saint et martir, apostre et innocent Se plainderoient de vous au jugement [QUESNES, Romancero, p. 102]
    L'apostole [le pape] s'apreste pour la messe chanter [, Sax. XII]
    L'apostoiles de Rome fu en mi le palais [, ib. X]
  • XIIIe s.
    Se tu lui fais nul mal, par l'apostre saint Pierre.... [, Berte, X]
  • XIVe s.
    Clement, par la divine pourveance apostole de l'eglise de Rome [DU CANGE, apostolicus.]
    De nostre pere l'apostoile Voulsisse qu'il semblast l'estoile Qui ne se muet [je voudrais que le pape ressemblât à l'étoile] [ID., ib.]
  • XVe s.
    Là tins-je de la foy escole, Comme pastron et apostole De France et de tout le païs [, Mir. de sainte Genev]
  • XVIe s.
    Tous ministres de l'Eglise se peuvent nommer apostres, d'autant qu'ils sont envoyez de Dieu, et sont ses messagers [CALV., Instit. 849]

ÉTYMOLOGIE

  • Apostolus ; mot grec indiquant envoi, mission, et verbe grec signifiant disposer, envoyer (voy. STOLE). Provenç. apostol ; espagn. apostol ; ital. apostolo. Dans le vieux français, le pape se disait l'apostle ou l'apostole ; cette dernière forme est ou bien un mot relativement moderne calqué sur le latin apostolus, ou une dérivation exacte d'une forme non latine apostolius. Dans la vraie formation française, apóstolus, ayant l'accent sur pó, n'a pu donner que apostle, apostre.

apôtre

APÔTRE. n. m. Un des douze personnages que Notre-Seigneur choisit particulièrement, entre ses disciples, pour prêcher l'Évangile. Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST et ses douze Apôtres. Le symbole des Apôtres. L'apôtre saint Jacques.

Le prince des Apôtres, Saint Pierre. L'Apôtre des Gentils, Saint Paul.

Par analogie, il désigne Chacun des enfants dont on lave les pieds le Jeudi saint, à la cérémonie de la Cène.

Par extension, il signifie Celui qui a le premier prêché la foi dans quelque pays. Saint Denis est l'apôtre de Paris. Saint François- Xavier est l'apôtre des Indes.

Prêcher en apôtre, comme un apôtre, Prêcher avec onction et d'abondance de coeur.

Prov. et fig., Faire le bon apôtre, Contrefaire l'homme de bien. Ironiquement, C'est un bon apôtre, Il fait l'homme de bien, mais il ne faut pas se fier à lui.

Figurément, il signifie Celui qui se voue à la propagation et à la défense d'une doctrine, d'une opinion, d'un système. Avoir une âme d'apôtre. Il s'est fait l'apôtre de cette nouvelle doctrine. On dit dans un sens analogue Les apôtres de l'erreur, de l'incrédulité, etc.

apôtre


APôTRE, s. m. [2e lon. 3e e muet.] Au propre, c'est celui que J. C. a élevé à l'apostolat. St. Pierre était le premier, (ou, comme on dit, le Prince) des Apôtres. St. Paul est apelé l' Apôtre des Gentils, des nations, et souvent l'Apôtre absolument. = Figurément, homme qui prêche avec zèle, c'est un Apôtre. On done aussi ce nom à des Missionaires illustres. St. Xavier est apelé l'Apôtre des Indes et du Japon. = En style comique et proverbial, on dit d'un bon compagnon, un peu hypocrite: "c'est un bon apôtre; il fait le bon apôtre.

Synonymes et Contraires

apôtre

nom masculin apôtre
Personne au service d'une cause.
avocat, champion, défenseur, tenant -littéraire: intercesseur, prôneur, souteneur.
Traductions

apôtre

Apostel, Jünger Jesu, Verbreiter, Verfechter, Vorkämpfer

apôtre

apostle

apôtre

apostel

apôtre

apòstol

apôtre

apostel

apôtre

apostolo

apôtre

apóstolo

apôtre

apostol

apôtre

apostolo

apôtre

apostolus

apôtre

apostel

apôtre

apóstolo

apôtre

apostel

apôtre

使徒

apôtre

Apoštol

apôtre

Apostoli

apôtre

사도

apôtre

[apotʀ] nmapostle