apanage

apanage

n.m. [ du lat. apanare, donner du pain, nourrir ]
1. Sous l'Ancien Régime, portion du domaine royal dévolue aux frères ou aux fils cadets du roi jusqu'à extinction de sa lignée mâle.
2. Ce qui appartient en propre à qqn, qqch : Le droit de grâce est un apanage présidentiel
prérogative, privilège : Vous n'avez pas l'apanage de la clairvoyance
vous n'êtes pas seul à être clairvoyant ; exclusivité, monopole

apanage

(apanaʒ)
nom masculin
ce qui appartient à qqn Le luxe est l'apanage des riches.

APANAGE

(a-pa-na-j') s. m.
Terme de féodalité. Terres ou certaines portions du domaine royal qu'on donne aux princes pour leur subsistance, mais qui reviennent à la couronne après l'extinction de leurs descendants mâles.
Par analogie.
L'île fut lors donnée en apanage à Lucifer [LA FONT., Papef.]
Le droit ou le pouvoir exercé. Dans ce sens on disait avoir apanage sur une contrée.
Fig. Ce qui est le propre de quelqu'un, de quelque chose. Les infirmités sont l'apanage de la vieillesse.
Le fanatisme et les contradictions sont l'apanage de la nature humaine [VOLT., Mœurs, Inde.]
Le présent seul est de notre apanage, Et l'avenir peut consoler le sage, Mais ne saurait altérer son repos [ID., Épît. XLI, 22]
La liberté, la paix, qui font notre apanage [ID., Scythes, IV, 2]
C'est l'apanage de la créature d'être sujette au changement [BOSSUET, Lettres abb. 72]
Le duc d'York s'étant persuadé qu'elle [la dame] était de son apanage [HAMILT., Gramm. 9]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Le dit Jehan son frere ne devoit, ne ne povoit demander en la dite comté de Blois que apanage tant seulement [DU CANGE, apanare.]
  • XVe s.
    Et depuis le roi leur offrit bailler le païs de Champaigne et Brie, pour le dit ampanaige [J. DE TROYES, Chron. 1465]

ÉTYMOLOGIE

  • Forme non latine apanaticum, de ad (voy. à) et panis, pain ; action de donner du pain ; provenç. apanar, nourrir. On trouve apanager dans le sens de mettre les pourceaux au gland, mais alors il vient de pastinagium, pâturage.

apanage

APANAGE. n. m. Ce que les souverains donnaient à leurs puînés pour leur tenir lieu de partage. Donner une terre en apanage, ou pour apanage. Ces apanages sont réversibles à la couronne.

Il signifie aujourd'hui Ce qui est le propre de quelqu'un, soit en bien, soit en mal. La raison est l'apanage de l'homme. Les vertus et les faiblesses qui sont notre apanage.

Il se dit également de Ce qui est la suite et la dépendance d'une autre chose. Les infirmités sont les apanages, le triste apanage de la vieillesse.

apanage


APANAGE, s. m. Ce que les Souverains donent à leurs puinés pour leur partage. Doner en apanage, ou pour apanage. Les apanages se multiplient; mais ils sont reversibles à la Courone, au défaut d'hoirs mâles. — Figurément, ce qui est la suite et la dépendance de... "Les infirmités sont les apanages (ou l'apanage qui vaut mieux) de la vieillesse. "La présomption est l'apanage des petits génies; le foible des génies supérieurs. Millot. Voy. Apanager.

Synonymes et Contraires

apanage

nom masculin apanage
1. 
Avoir l'apanage de quelque chose.
2. 
Être l'apanage de quelqu'un.
Traductions

apanage

[apanaʒ] nm
être l'apanage de → to be the privilege of, to be the prerogative of