apanager

(Mot repris de apanageât)

APANAGER

(a-pa-na-jé ; la syllabe ge garde son e devant a et o : j'apanageais) v. a.
Donner un apanage.
Le prince Antonio de Parme, que le duc son frère disait n'avoir pas moyen d'apanager [SAINT-SIMON, 450, 27]
En ancienne jurisprudence, donner à un de ses enfants quelques biens à titre d'établissement, en le faisant renoncer à la succession paternelle.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Jehan demandoit à avoir sa portion de la succession des biens de leur dame et mere ; et Loys disoit que il le devoit apanner tout seulement, quar il estoit ainsnez [DU CANGE, apanare.]

ÉTYMOLOGIE

  • Apanage.

apanager

APANAGER. v. tr. Pourvoir d'un apanage. Le roi avait apanagé tous ses puînés. Ce prince fut apanagé du duché de...

apanager


APANAGER, v. act. [4e é fer. tout bref.] Doner un apanage. L'Acad. l'emploie activement; le Roi a apanagé tous ses puinés. — Dans Trév. on dit qu'on ne doit s'en servir qu'au mode passif; qu'apanager un fils ou une fille, se dit abusivement; et que pour parler correctement, il faut dire, ce fils, cette fille a été apanagé par son père d'une telle seigneurie. Quoiqu'il en soit de cette remarque, une observation à faire, c' est que l'Acad. restreint aux Princes l'usage de ces mots apanage et apanager, et que Trévoux l'étend aux particuliers. — Ferrière, dans son Dict. de Droit, définit apanage, un fonds qu'on désigne à un cadet de famille pour le faire subsister honorablement selon sa condition: il ajoute seulement, que ce terme s'entend plus particuliérement des domaines que le Roi done à ses Fils puinés, etc.

apanager


APANAGER, APANAGISTE, s. m. Le 1er est de Trév. le 2d. de l'Acad. Celui-ci est le seul bon. Qui a un Apanage. Il est aussi adj. Un Apanagiste, un Prince apanagiste.