apologue

(Mot repris de apologues)

apologue

n.m. [ gr. apologos, récit fictif ]
Court récit comportant un enseignement de caractère souvent moral : Les fables de La Fontaine sont des apologues.

APOLOGUE

(a-po-lo-gh') s. m.
Exposé d'une vérité morale sous une forme allégorique, et dans lequel l'enseignement est presque toujours donné par une assimilation de l'espèce humaine aux êtres que l'on fait parler ou agir.
L'apologue est un don qui vient des immortels [LA FONT., Fabl. VII, à Mme de Montespan.]

SYNONYME

  • APOLOGUE, FABLE, PARABOLE. La fable est le terme le plus général ; c'est tout ce qu'on dit, tout ce qu'on raconte ; il y a dans les fables de Phèdre et de La Fontaine des contes ingénieux qui ne sont pas du tout des apologues. L'apologue est toujours fondé sur une allégorie, dont on a fait l'application à l'homme. La parabole est un apologue contenu dans l'Écriture sainte ; on dit la parabole de l'enfant prodigue, et non l'apologue, bien que ce soit, au fond, la même chose.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Comme un des traducteurs du Tasse, qui a choisi pour son apologue [dédicace] le prince de Conti [D'AUB., Conf. préf.]

ÉTYMOLOGIE

  • Termes grecs signifiant récit et discours (voy. LOGIQUE.)

apologue

APOLOGUE. n. m. Petit récit d'un fait vrai ou fabuleux, dans lequel on a pour but de présenter d'une manière indirecte une vérité morale et instructive. L'apologue de l'Estomac et des Membres du corps humain. L'apologue du Loup et de l'Agneau. Se servir d'un apologue. D'ingénieux apologues.

apologue

Apologue, Apologus, fable morale, quales sunt AEsopi fabulae.

apologue


APOLOGUE, s. m. [Apologhe, et non pas apologû-e: l'u n'est dans ce mot que pour doner au g un son fort, qu'il n'a pas devant l'e et pour empêcher de prononcer apologe comme éloge.] Fable morale et instructive. Acad. Aplication morale d'une Fable, d'une Histoire imaginaire, ou d'une relation inventée pour diriger, corriger et instruire. Trév. Fable morale, ou instruction morale, tirée de quelque Fable. Rich. Port. — Toutes ces définitions laissent à desirer quelque chôse. Celle de l'Acad. ne distingue point assez l'Apologue de la Fable: celle de Trév. confond le corps de la narration avec l'aplication morale qu'on en fait; et la 2de partie de la définition du Rich. Port. a le même défaut: L'apologue n'est pas l'aplication de l'histoire feinte, ni l'instruction qu'on en tire; mais l'histoire même dont on fait l'aplication, d'où on tire l'instruction. — Je crois que l'apologue est une histoire feinte pour instruire et pour corriger. Il est distingué de la Fable proprement dite, en ce que celle-ci ne fait parler que les animaux ou les chôses inanimées, et que l'Apologue a plus d'étenduë, et fait parler et met en jeu les hommes même, les anges et les Dieux. Ainsi Apologue est le genre, et Fable n'est que l'espèce. "Plusieurs des Fables de la Fontaine sont des apologues plutôt que des Fables.

Synonymes et Contraires

apologue

nom masculin apologue
Court récit moralisant.