aposter

(Mot repris de aposterons)

APOSTER

(a-po-sté) v. a.
Placer quelqu'un dans un poste pour guetter ou exécuter quelque chose, le plus souvent quelque chose de mal. Aposter des espions, des assassins. Aposter des témoins, en produire de faux.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Combattre par fuittes appostées et recharges inopinées [MONT., I, 23]
    Non une obstination apostée contre son sentiment [ID., I, 93]
    Ils luy ont dressé cette querelle apostée [ID., I, 97]
    Ses parents aposterent un prebstre pour luy dire.... [ID., II, 32]
    On luy apposta une faulse accusation et preuve [ID., IV, 22]
    Il commence à presser ce coutelier de quelques propos apostés [préparés, prétextés], et l'embesogna tellement, qu'il.... [DESPER., Contes, LXXXIII]
    Il ne laisse cependant, par des apostez qu'il a à ma suicte, de faire proposer en mon conseil ceste rupture de paix [CARL., IX, 32]
    En la quelle assemblée il y eut quelques orateurs appostez qui irriterent et mutinerent la commune à l'encontre de luy [AMYOT, Cor. 61]

ÉTYMOLOGIE

  • À et poster ; ital. appostare. Pour l'orthographe avec un seul p, voy. APAISER.

aposter

APOSTER. v. tr. Mettre quelqu'un dans un poste pour observer ou pour exécuter quelque chose. Il se prend le plus communément en mauvaise part. Aposter des gens pour faire une insulte à quelqu'un. Des témoins qu'on a apostés pour charger un innocent. On avait aposté un notaire pour rédiger aussitôt le testament.

aposter

Aposter, voyez Apposter.

aposter


APOSTER, v. a. Mettre quelqu'un en avant pour épier, surprendre, tromper, insulter, etc. Aposter des espions, des témoins, un Notaire, etc. Aposter des brigands pour insulter quelqu'un, etc.