appât

(Mot repris de appat)

appât

n.m. [ de appâter ]
Nourriture placée dans un piège ou fixée à un hameçon : Mettre un bout de fromage comme appât dans une souricière.
L'appât de qqch,
ce qui attire et qui pousse à agir : C'est l'appât du gain qui les pousse à prendre tant de risques désir

appât

(apɑ)
nom masculin
1. nourriture utilisée pour attirer un animal mettre un appât dans un piège
2. figuré ce qui donne envie Cette promotion est un bel appât.
envie de gagner de l'argent

APPÂT

(a-pâ ; le t ne se lie pas ; au plur. l's se lie comme dans appas) s. m.
Terme de chasse ou de pêche. Pâture pour attirer et prendre le gibier ou le poisson.
Aux appâts d'un hameçon perfide, J'amorce en badinant le poisson trop avide [BOILEAU, Ép. 6]
Quand à quelques-uns [poissons] l'appât serait fatal, Mourir des mains d'Annette est un sort que j'envie [LA FONT., Fabl. X, 11]
Amusez les rois par des songes, Flattez-les, payez-les d'agréables mensonges, Quelque indignation dont leur cœur soit rempli, Ils goberont l'appât, vous serez leur ami [ID., ib. VIII, 19]
Ce qui attire.
Quand une fois on a trouvé le moyen de prendre la multitude par l'appât de la liberté [BOSSUET, Reine d'Angl.]
Se voir exposé aux yeux de toute l'Europe comme sur un grand théâtre, s'y voir par son éloquence dans les premiers rangs : Calvin ne s'en peut taire ; c'est pour lui un doux appât, et c'est celui qui a fait tous les hérésiarques [ID., Variations, 9]
[Il] Mord si bien à l'appât de cette faible ruse [MOL., l'Étour. III, 2]
Ce marchand déguisé, Introduit sous l'appât d'un conte supposé [ID., ib. IV, 7]
Mais perdez cette erreur dont l'appât vous amorce [BOILEAU, Épît. X]
Je reconnais l'appât dont ils m'avaient séduite [RAC., Baj. IV, 5]
Les spectacles, les dons, invincibles appâts, Vous attiraient les cœurs du peuple et des soldats [ID., Brit. IV, 2]
Sous le vain appât d'un songe ridicule [ID., Athal. I, 4]
Je ne vois sous l'éclat dont il est revêtu Que de traîtres appâts qu'il tend à ma vertu [ROTR., Vencesl. II, 1]
Et sous l'indigne appât d'un coup d'œil affété [CORN., Rodog. III, 3]
Quelque appât que lui-même il trouve en Laodice [ID., Nicom. IV, 2]
C'est trop semer d'appâts et c'est trop inviter Par son impunité quelque autre à l'imiter [ID., Cinna, II, 2]
Mon cœur, d'un saint zèle enflammé, Ne goûte plus l'appât dont il était charmé [ID., Poly. IV, 2]
J'apprenais à mes yeux à former des appâts [RÉGNIER, Dial.]
Ta funeste bonté, qui fait aimer tes fers, Et qui n'est qu'un appât pour tromper l'univers [VOLT., M. de Cés. II, 5]
Examine-le bien, ce plaisir prétendu Dont l'appât tâche à te séduire [LAFARE, Odes, VII, 90]

SYNONYME

  • APPÂT, LEURRE. L'appât est une pâture que l'on offre et qui cache un hameçon. Le leurre est un objet apparent que l'on montre, qui attire, et qui cache un piége. L'appât a de trompeuses douceurs ; le leurre a de trompeuses apparences.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Bestes toujours sont prinses aux appastz [J. MAROT, V, 100]
    En lieu d'appaist et bonne nourriture, Ils vont donnant esventée pasture à leurs troupeaux [MAROT, I, 315]
    On leur apprenoit à se demesler des appasts de la volupté [MONT., I, 152]

ÉTYMOLOGIE

  • À et l'ancien français past (voy. PAÎTRE).

appât

APPÂT. (Pluriel, Appâts ou Appas.) n. m. Pâture qu'on met soit à des pièges, pour attirer des quadrupèdes ou des oiseaux, soit à des hameçons, pour pêcher des poissons. Appât friand. Le sel est un excellent appât pour attirer les pigeons. Les vers, les moucherons sont de bons appâts pour prendre des poissons. Mettre l'appât à un piège. Mettre l'appât à la ligne, à l'hameçon. Le poisson a avalé l'appât, a mordu à l'appât. Se procurer des appâts.

Il se dit figurément de Ce qui attire, qui engage à faire quelque chose. L'appât du gain. L'intérêt est un grand appât pour beaucoup d'hommes. Ce bon accueil, ces paroles obligeantes ne sont qu'un appât pour l'engager à faire ce que l'on souhaite de lui.

Le pluriel Appas s'emploie spécialement dans des expressions telles que Les appas de la volupté, de la gloire, de la vertu.

Il signifie particulièrement Attraits, agréments, charmes extérieurs d'une femme. Se prendre aux appas d'une femme.

appât


APPâT, ou APâT, s. m. [Apâ, 2e lon.] 1°. Au propre, pâture, mangeaille pour attirer des bêtes, des oiseaux, des poissons dans des pièges, ou à l'hameçon. "Les vers et les moucherons sont des apâts friands pour prendre des poissons; le lard et le fromage pour prendre les rats. = 2°. * Suivant Trév. et le Rich. Port. Pâte qu'on donne à la volaille pour l'engraisser. L'Acad. ne met point apât en ce sens: on dit, pâtée. = 3°. Figurément; leurre pour atraper, surprendre, tromper, inviter à quelque chôse. Trév. Tout ce qui atire et engage à quelque chôse. Acad. "L'intérêt est un grand apât pour un avâre; le jeu pour la jeunesse. Acad. Le 2d exemple n'est pas si bon que le 1er; car l'intérêt engage l'avâre à faire l'usûre, par exemple: mais le jeu à quoi engage-t-il la jeunesse? Il vaut mieux, dans cette ocasion et autres semblables, se servir d'apâs: "Le jeu a de grands apâs pour la jeunesse; de grands charmes.

Synonymes et Contraires

appât

nom masculin appât
1.  Ce qui attire un animal.
aiche, amorce, boëte, boette, boitte, bouette, èche, esche, fleurette, graissin, gueulin, hameçon, leurre, vermée.
2.  Ce qui excite la cupidité.
attrait, convoitise, séduction, tentation -littéraire: allèchement.
Traductions

appât

Anreiz

appât

aanloksel, aas

appât

allogaĵo

appât

attraktion

appât

стръв

appât

誘餌

appât

návnada

appât

agn

appât

미끼

appât

เหยื่อ

appât

[apɑ] nm
(PÊCHE)bait
(fig)lure, bait
l'appât du gain → the lure of profit