appendre

(Mot repris de appendes)
Recherches associées à appendes: appendices

APPENDRE

(a-ppan-dr') v. a.
Suspendre quelque chose, ordinairement avec une idée de solennité. Appendre des étendards à la voûte de l'église.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Le noir escu bendé de nuit Ot Larrecin au col pendu, Et d'unes forches apendu [, Ms. n° 7615, t. II, f° 191, dans STE-PALAYE]

ÉTYMOLOGIE

  • À et pendre. Il y avait, dans l'ancien français, un verbe très semblable dans une partie de la conjugaison : il apent, il apendoit, apendant ; il signifiait appartenir, et venait de appendere ( avec un e long), tandis que appendre vient de appendere ( avec un e bref).

appendre

APPENDRE. (Il se conjugue comme PENDRE.) v. tr. Pendre, suspendre, attacher à une voûte, à des piliers, etc. Il se dit particulièrement en parlant des Choses que l'on offre, que l'on consacre dans une église, dans un temple, en signe de reconnaissance, de respect ou pour conserver un souvenir. Appendre une offrande, un ex-voto aux murs d'une chapelle. Appendre des étendards à la voûte d'une église.

appendre

Appendre, Est un mot propre aux choses qu'on dedie aux Dieux, lesquelles on a coustume de pendre en ceste partie du temple qui est nommée par les Latins et par les Grecs, Tholus, Appendere, Suspendere, Ronsard en use, si fait Du bellay, disant ainsi, Une vierge chasseresse Pleurant de laisser le bois, Append icy son carquois, Ses traicts, son arc, et sa lesse.

¶ Appendre, pour appartenir. Guy de Waruich: A luy append toute la seigneurie de ce pays. Je vous vueil revestir de ceste cité et de toute la seigneurie et honneur, qui y append, pour estre vostre. Nous sommes arrivez en la terre du Roy Argus, à qui append tout le royaume d'Afrique.

appendre


APPENDRE, v. a. [Apandre, 2e long. 3e e muet.] Pendre, atacher à une voûte, à des piliers, à une muraille. Il ne se dit guère que des chôses que l'on offre, que l'on consacre dans un temple en signe de reconnoissance. Acad. Pendre, attacher quelque chôse dans une Église ou dans un Temple. Trév. "J'emporterai ses armes dans le haut Ilion, et je les appendrai au Temple de ce Dieu (Apollon.) Mde. Dacier. Iliade.
   Au retour des combats, ces vertueux guerriers,
   Au Temple de Cèrès, apendoient leurs lauriers.
       Poème des Saisons.
Hors de ces ocasions, il faut dire suspendre.