arène

arène

n.f. [ du lat. arena, sable ]
1. Dans l'Antiquité romaine, espace sablé d'un cirque, d'un amphithéâtre où se déroulaient les jeux : Les gladiateurs combattaient dans l'arène.
2. Aire sablée sur laquelle ont lieu les courses de taureaux : Le torero entre dans l'arène.
3. Fig. Espace public où s'affrontent des partis, des courants d'idées : L'arène politique.

arènes

n.f. pl.
Édifice où se déroulaient les jeux sous l'Antiquité et où ont lieu aujourd'hui les courses de taureaux : Les arènes de Nîmes.

ARÈNE

(a-rê-n') s. f.
Sable, gravier. Les brûlantes arènes de la Libye.
[En Égypte] Des nopals épineux couvrent une petite partie de l'arène sans bornes [CHATEAUB., Mart. 365]
J'aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène, En un pré plein de fleurs lentement se promène [BOILEAU, Art p. I]
Dans un amphithéâtre, la partie sablée pour les jeux et les combats.
Je le poussai avec tant de violence, que ses reins plièrent ; il tomba sur l'arène et m'entraîna sur lui [FÉN., Tél. v.]
On ne descendit plus sur l'arène pour se former, mais pour se corrompre [MONTESQ., Espr. VIII, 11]
Le jeune inconnu, touché du péril d'un si brave prince, se jette dans l'arène, plus prompt que l'éclair [VOLT., Pr. de Babyl. 1]
Descendre dans l'arène, accepter un défi ; et, au figuré, s'engager dans une dispute, dans une controverse. Fig. Notre pays fut l'arène de la guerre civile.
Si l'État désorganisé ne présente aux Français que l'arène famélique et sanglante de l'anarchie.... [MIRABEAU, Collection, t. II, p. 158]
De quel droit viens-tu dans l'arène Juger sans avoir combattu ? [V. HUGO, Odes, I, 1]
Qu'ils inondent nos bords, qu'ils changent cette terre En une arène ouverte où renaisse la guerre [C. DELAV., Paria, V, 2]
Espèce de sable argileux ayant la propriété de former, par son mélange avec la chaux grasse, un mortier hydraulique.
S. f. plur. Anciens amphithéâtres romains. Les arènes de Nîmes, d'Arles.
Je m'ennuie au forum ; je m'ennuie aux arènes [V. HUGO, Odes, IV, 8]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Et [ils ont] les murs crevantés de fort araine bise [, Sax. XXIII]
  • XIIIe s.
    Lors s'en viegnent par une araine [, Ren. 19742]
    Chascuns est en aniaus et en buies là mis, Chascun jor portent pierre aus murs d'araine bis, Et traient aus carues [charrues] tote jor com roncis [, Ch. d'Ant. I, 670]
  • XIVe s.
    Par chacun jour les araynes et gravois se accumulent au lieu où est le cours de l'eaue [DU CANGE, arena.]
  • XVIe s.
    Ils se pourmenoyent sus le theatre aux arenes [à Arles] [MONT., I, 49]
    Arene mouvante [ID., I, 232]
    Une mer infinie d'arenes desertes [AMYOT, Crass. 42]
    Une petite arene ou pierre [PARÉ, XV, 35]
    Le patient jette avec l'urine des arenes rouges ou jaunastres [ID., XV, 36]

ÉTYMOLOGIE

  • Arena, sable ; provenç. espagn. et ital. arena.

arène

ARÈNE. n. f. Menu sable, gravier dont la terre est couverte en certains endroits, et principalement aux rivages de la mer et des rivières. Les brûlantes arènes de la Libye. La molle arène. Dans cette acception, il appartient plus à la poésie qu'à la prose.

Il signifie aussi Terrain de l'amphithéâtre où se faisaient les combats de gladiateurs et ceux des bêtes féroces, et que l'on couvrait de sable. Les combats de l'arène. Les Romains de la décadence se plaisaient aux spectacles sanglants de l'arène.

Fig., Descendre dans l'arène, S'engager dans une dispute. Il ne faut point descendre dans l'arène avec un homme si méprisable.

ARÈNES, au pluriel, se dit, par extension, des Amphithéâtres romains dont les restes subsistent dans certains lieux de la France. Les arènes de Nîmes, d'Arles, de Fréjus, de Lutèce.

Par extension, ce mot s'applique aux Amphithéâtres où, particulièrement dans la région du Midi, se donnent des courses de taureaux ou de vaches sauvages.

arene

Arene, ou Sable, ou Gravier, Arena.

Menue arene, Arenula.

Grosse arene dequoy on charge les navires jusques à certaine mesure, afin d'estre plus fermes, Saburra, saburrae.

Chargé de grosse arene, Saburratus.

Qui est d'arene, Arenaceus.

Celuy qui fouille ou tire de l'arene, ou du sablon, Arenarius.

Mortier fait de chaux et d'arene, Arenatum, arenati.

Oster l'arene et le sablon, Exarenare.

arène


ARèNE, s. f. ARÉNEUX, EûSE, adj. [Arè-ne, ré-neû, eû-ze; 2e lon. dans le 1er, è moy. 3e lon. aux deux dern. dont la 2de est un é fer.] Ils ne se disent plus au lieu de sâble ou de sabloneux, ni au propre, ni au figuré. La Touche les trouvait vieux en prôse, et beaux en poésie. Il cite un vers, sans dire d' où il l'a tiré.
   De ce pays brûlant les plages aréneûses.
On disait aussi autrefois figurément: écrire, bâtir sur l'arène; on ne dit plus que sur le sâble. — L'Acad. dit d'arène, qu'il est plus de la poésie que de la prôse; et d'aréneux, qu'il est vieux, et n'a guère d'usage qu'en Poésie.
   ARèNE ne se dit plus que des cirques, des amphithéâtres anciens: "Néron obligea les Chevaliers Romains de descendre dans l'arène. D'Ablanc. On dit aussi sur l'arène. "On le dit en ce sens, au figuré, en prôse comme en vers: "Un homme d'une âme élevée ne descendra point dans l'arène pour leur répondre. Necker. — Arène, Amphithéâtre de Nîmes, qu'on apelle dans le pays les Arènes.

Traductions

arène

Arena, Kampfplatz, Sand, Schauplatz, Stierkampfarenaarena, sand, bullring, arenite, ringarena, strijdperk, kampplaats, krijt, piste, zand, ring, strijdtoneelאצטדיון (ז), זירה (נ), זִירָה, אִצְטַדְיוֹןarena, sandarenes, sorrapísekarena, sandαρένα, άμμος, κονίστρα, παλαίστραareno, sabloarena, redondelhiekkaaréna, homokarenaarena, sabbia, agonearena, harenasandareia, arena, liçanisipаренаsandarena, boğa güreşi alanı, kumАрена (aʀɛn)
nom féminin
1. surface ronde couverte de sable l'arène d'un cirque
2. ancien lieu de spectacle à gradins

arène

[aʀɛn]
nf
[cirque] → arena
(fig) l'arène politique → the political arena arènes
nfplamphitheatre (Grande-Bretagne), amphitheater (USA); (pour courses de taureaux)bullring sg
des arènes romaines → a Roman amphitheatre