araire

araire

n.m. [ du lat. aratrum, charrue ]
Instrument de labour qui rejette la terre de part et d'autre du sillon.

ARAIRE

(a-rê-r') s. m.
Charrue simple, dans laquelle la puissance motrice est immédiatement appliquée à l'age ou au régulateur, sans l'intermédiaire d'un avant-train.

REMARQUE

  • Certains comices agricoles font araire du féminin ; c'est à tort.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Icelui tenant en sa main une coignée dont il appareilloit son araire [DU CANGE, arar.]
    Car qui sa main met à l'arere, S'arriere lui regarde un pas, Du regne Dieu digne n'est pas [ID., ib.]
    Quant les suppliants laissoient leur areau [ID., ib.]
  • XVIe s.
    Une seule beste y suffit, tirant gaiement le soc ou la herce, avec une sorte d'araire que les Provenceaux, Dauphinois et ceux de Languedoc appellent fourquat [O. DE SERRES, 117]

ÉTYMOLOGIE

  • Aratrum, charrue (voy. ARABLE), Berry, ariau, areau ; wallon, èrère ; provenç. araire ; anc. catal. aradre ; espagn. arado ; ital. aratro.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • ARAIRE. - HIST. Ajoutez : XIVe s.
    Pour cinq chevaus ferrer, et pour crochès, crampons et arere (1336) [VARIN, Archives administr. de la ville de Reims, t. II, 2e part. p. 749]

araire

Araire, pour Charrue, mot Lionnois, Aratrum.