argile

(Mot repris de argiles)

argile

n.f.
Roche sédimentaire meuble, imperméable, grasse au toucher, qui, imbibée d'eau, peut être façonnée et qui est utilisée en poterie et en briqueterie : Un buste en argile.
Colosse aux pieds d'argile,
personne, État dont la puissance, immense en apparence, repose sur des bases fragiles.

ARGILE

(ar-ji-l') s. f.
Terre blanchâtre, douce au toucher, composée principalement de silice et d'alumine. On l'appelle communément glaise.
Comme cet ancien philosophe ne permettait d'aller prendre de l'eau chez son voisin qu'après avoir fouillé sa terre jusqu'à l'argile, un esprit ne doit s'adonner à expliquer les autres que lorsqu'il se reconnaît incapable de produire quelque chose de lui-même [GODEAU, Discours sur Malherbe.]
Poterie d'argile.
Aux regards des héros le rivage est tranquille ; Ils descendent : Hylas prend un vase d'argile [A. CHÉNIER, 65]
Et l'argile et le bois se briser comme verre [ROTR., St Gen. III, 6]
Fig. Les parties matérielles du corps. Tous les hommes sont faits de la même argile.
Que de créateurs d'idoles et de magots ! que de gens adorent l'argile qu'ils ont pétrie ! [BUFF., Nature des anim.]
En termes de géologie, argile inflammable, roche composée d'argile ordinaire mélangée d'environ un tiers de bitume gris. Argile de Kimmeridge, dépôt marneux le plus récent de l'étage oolithique. Argile d'Oxford, grand dépôt de matières argileuses et arénacées appartenant à l'étage oolithique et placé immédiatement au-dessous du calcaire à coraux.

REMARQUE

  • 1. Voltaire a fait argile masculin, ce qui est une faute. L'argile par mes mains autrefois façonné A produit sur mon front l'or qui m'a couronné, Agathocle, V, 3.
  • 2. Quelques-uns écrivent argille (c'est une orthographe ancienne) et mouillent les ll (c'est une prononciation condamnée par le bon usage).

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    En l'ardille s'est tooilliez, Tant que il estoit toz soilliez [, Ren. 3957]
  • XVIe s.
    Les Latins et les François abusent du terme, en appellant la terre d'argile terre grasse [PALISSY, 344]
    Les vaisseaux premiers faits furent formez, comme auouns disent en Argis, et depuis tous les autres qui sont formez, on les appelle vaisseaux de terre d'argile [ID., 350]
    L'enfleure sous la selle se resoudra, appliquant dessus, comme mortier, de l'ardille, qui est une terre forte, destrempée avec vinaigre [O. DE SERRES, 983]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, ardille ; wallon, arzèie ; namurois, aurzée ; champ. arzile ; provenç. argila ; espagn. arcila ; ital. argilla ; du latin argilla ; grec, blanc ; mot à mot, la terre blanche (comp. ARGENT).

argile

ARGILE. n. f. Terre blanchâtre, douce au toucher, composée principalement de silice et d'alumine. Argile réfractaire. Vase d'argile. Statue d'argile. Une argile grossière.

Il se dit figurément de la Matière dont le corps humain est formé. Tous les hommes sont pétris de la même argile.

Fig., Statue d'or aux pieds d'argile, Pouvoir qui a de l'éclat, mais qui est mal assuré.

argile

ARGILE, s. f. [Trév. écrit Argille L'Acad. a bien fait de ne mettre qu'une l.] Terre à potier, grasse et gluante, dont on fait des vaisseaux de terre. Trév. On l'apelle aussi glaise, ou terre glaise.

Traductions

argile

Lehm, Ton, Tonerdeclay, argilklei, leemחמר (ז), חרס (ז), טיט (ז), חֶרֶס, טִיט, חומר, טיט, ש״עصلصال, طين, صَلْصالглинаargilajíl, hlínalerάργιλος, πηλόςargiloarcillasavisaviagyag, agyakleirargilla, creta粘土찰흙, 점토argilladumblas, kūnas, molinis, molis, molžemis, palaikai, purvasmāli, māls, zemeglinaargila, barro, gredaargilă, lutглинаglinaleraดินเหนียว, ดินนวลkil, balçık, çamur, çömlekçi çamuru, hamur, insan vücudu, toprak, toprak künk, yerküređất sét, sét黏土, 粘土glinaleire (aʀʒil)
nom féminin
sorte de terre

argile

[aʀʒil] nfclay