armet

ARMET

(ar-mè) s. m.
Armure de tête.
[Il] Ne trouve armet si fort ni lame si bien jointe Qu'il ne fasse passage au fer qu'il a poussé [ROTR., Antig. I, 4]
Je vis de votre armet la visière baissée [MAIR., Sophon. IV, 1]
Et ses yeux qui brillaient sous un front assuré Éclataient à l'envi de son armet doré [TRISTAN, M. de Chrispe, I, 3]
Un Guesclin, un Clisson, un Foix, un Boucicaut, qui tous ont porté l'armet et endossé la cuirasse [LABRUY., 14]
Fig. La tête, le cerveau.
Quand l'humeur ou le vin lui barbouillent l'armet.... [RÉGNIER, Sat. X]
Hors d'usage en ce sens.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Li ars [l'air] resplendit touz des splendissours des armes, Des armez, des aubers, des lances, des jusarmes, Des escus et des targes, des espées d'acier [, Girard de Ross. 3767]
  • XVIe s.
    Ce que nos anciens appellent heaume, on l'appela sous François 1er armet ; nous le nommons maintenant habillement de teste [PASQUIER, Rech. VIII, 3]

ÉTYMOLOGIE

  • Diminutif de arme, d'après Ménage, qui pourtant propose aussi, et avec préférence, d'y voir une altération de helmet, petit heaume, en espagnol almete ; préférence vers laquelle Diez incline de son côté. Mais ce qui rend cette dérivation impossible, c'est l'existence de armet dès le XIVe siècle, époque où l'on trouverait des traces de la transformation, s'il y avait eu transformation de helmet en armet.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • ARMET. Ajoutez : - REM. L'armet était particulièrement le casque des hommes d'armes de la fin du XVe siècle et de tout le XVIe. L'armet se compose d'un timbre arrondi surmonté d'une crête plus ou moins saillante, de pièces mobiles pour protéger le visage, mézail, nasal, ventail, mentonnière, et d'un gorgerin.

armet

ARMET. n. m. Armure de tête, petit casque fermé qui était en usage dans les XIVe, XVe et XVIe siècles. Il n'est plus employé qu'en parlant de la Chevalerie errante des vieux romans. L'armet de Mambrin.

armet

Armet, m. acut. Est l'habillement de teste de l'homme d'armes.

armet


ARMET, s. m. Casque, armûre de tête. Il n'est en usage qu'en parlant des Chevaliers errans de nos vieux romans.