assener

(Mot repris de assènerions)

assener


Participe passé: assené
Gérondif: assenant

Indicatif présent
j'assène
tu assènes
il/elle assène
nous assenons
vous assenez
ils/elles assènent
Passé simple
j'assenai
tu assenas
il/elle assena
nous assenâmes
vous assenâtes
ils/elles assenèrent
Imparfait
j'assenais
tu assenais
il/elle assenait
nous assenions
vous asseniez
ils/elles assenaient
Futur
j'assènerai
tu assèneras
il/elle assènera
nous assènerons
vous assènerez
ils/elles assèneront
Conditionnel présent
j'assènerais
tu assènerais
il/elle assènerait
nous assènerions
vous assèneriez
ils/elles assèneraient
Subjonctif imparfait
j'assenasse
tu assenasses
il/elle assenât
nous assenassions
vous assenassiez
ils/elles assenassent
Subjonctif présent
j'assène
tu assènes
il/elle assène
nous assenions
vous asseniez
ils/elles assènent
Impératif
assène (tu)
assenons (nous)
assenez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais assené
tu avais assené
il/elle avait assené
nous avions assené
vous aviez assené
ils/elles avaient assené
Futur antérieur
j'aurai assené
tu auras assené
il/elle aura assené
nous aurons assené
vous aurez assené
ils/elles auront assené
Passé composé
j'ai assené
tu as assené
il/elle a assené
nous avons assené
vous avez assené
ils/elles ont assené
Conditionnel passé
j'aurais assené
tu aurais assené
il/elle aurait assené
nous aurions assené
vous auriez assené
ils/elles auraient assené
Passé antérieur
j'eus assené
tu eus assené
il/elle eut assené
nous eûmes assené
vous eûtes assené
ils/elles eurent assené
Subjonctif passé
j'aie assené
tu aies assené
il/elle ait assené
nous ayons assené
vous ayez assené
ils/elles aient assené
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse assené
tu eusses assené
il/elle eût assené
nous eussions assené
vous eussiez assené
ils/elles eussent assené

ASSENER

(a-sse-né. La syllabe se prend un accent grave devant une syllabe muette : j'assène, j'assènerai) v. a.
Porter un coup violent. Il lui assena un coup de bâton sur la tête.
Fig. Les satiriques ressentent sur l'heure une satisfaction secrète d'un coup de langue bien assené.
Sa conversation [de Mme de Nangis] était charmante, et personne n'assenait si plaisamment, ni si cruellement les ridicules [SAINT-SIMON, 39, 193]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Ses chevaus [son cheval] fut en vint lieus assenez [atteint] [, Ronc. p. 96]
    Sur la jointe du bras où il l'a assené [blessé, frappé] [, ib. 195]
  • XIIIe s.
    Et quant chascuns s'ot à sa terre assené, la convoitise del monde, qui tant a maufait, nes [ne les] lessa mie en pais [VILLEH., CXXVI]
    Devant en la poitrine bien [il] le sut assener [le coup] [, Berte, III]
    Se [je] vouloie conter Toutes lur aventures, [je] n'i pourroie assener [, ib.]
    Que à leur amour [je] puisse droite voie asener [, ib. XLIII]
    D'un maillet qui là pent, [elle] a sus l'huis assené [, ib. XLV]
    Se croire me voulez, bien serez assenée [dirigée] [, ib. XLVI]
    Cui ge porré bien asener, N'aura talent de regiber [, Ren. 7587]
    S'ore estoient tuit li set art En ces livres que vous avez, Bien vos auroit Dex asenez ; Escoles porriez tenir [, ib. 21136]
    Et se tu te pues tant pener Qu'au veoir puisses assener [que tu puisses parvenir à voir] [, la Rose, 2350]
    Et se li fié [fief] de qui l'on viaut prover la saisine de lui ou de son ancestre, est assené en besanz [, Ass. de Jér. I, 217]
    Le [la] cors [cour] doit regarder et assener jor convenable [BEAUMANOIR, XXXIV, 44]
  • XIVe s.
    En toutes choses c'est fort de prendre le moien et de assener au moien [ORESME, Eth. 54]
    Tellement l'assena que la teste lui fent [, Guesclin. 15050]
    Qui prent premierement premier est assené [, ib. 20648]
  • XVe s.
    Cil arbalestrier entoise et trait un carreau et assenne le portier de droite visée en la teste [FROISS., II, II, 47]
  • XVIe s.
    Te faudroit voir tous ces vieux romans et poetes françois, où tu trouveras un assener, pour frapper où on visoit, et proprement d'un coup de main : .... et mil'autres bons mots, que nous avons perdus par nostre negligence [DU BELL., I, 29, recto]
    Il receut un coup d'esteuf qui s'assena un peu au-dessus de l'aureille [MONT., I, 74]
    Cet ancien qui, ruant la pierre à un chien, en assena et tua sa marastre [ID., I, 255]
    D'un grand coup d'espée, il en assene l'un par la teste et le rue mort par terre [ID., I, 255]
    On assene peu surement le coup que l'air vous conduict [ID., I, 362]
    Darius craignant de frapper de peur d'assener Gobrias [ID., I, 312]
    C'est un corps vain qui n'a pas par où estre saisi et assené [ID., II, 314]
    Cet empereur assenoit ses dons plus heureusement qu'ils ne font [ID., IV, 10]
    Il y eut un coup de javelot qui l'assena, mais ce fut du travers, non pas de la poincte [AMYOT, P. Aem. 32]

ÉTYMOLOGIE

  • Ce mot n'est que la forme ancienne et vulgaire de assigner (voy. ce mot).

assener

ASSENER. (J'assène; nous assenons.) v. tr. Frapper en portant un coup violent. Il lui assena un coup de massue. Il lui avait assené un coup de pierre entre les deux yeux. Assener un coup de point.

assener

Assener, actiu. acut. Ferire, Attingere. Le Roy cuidant ferir le cerf, assena un veneur de son espieu et l'abbatit roide mort, Attigit, et necatum prostrauit. Les Notaires anciennement és clauses d'Eviction et contrevention en usoient en cette sorte. Et pour garentie a obligé sa maison par defaut de enteriner ce qu'il a promis, pour icelle prendre et à ce assener, vendre et despendre, Addicere, Subdere.

assener


ASSENER, v. a. [Acené; 2e e muet, 3e é fer.] Porter un coup rude et violent. Acad. Porter un coup justement où l'on a dessein de fraper. Trév. Le Rich. Port. réunit les deux sens: Porter un coup avec force: fraper justement où l'on vise. Le 2d sens est peu usité. — Il régit ou le datif de la persone, et l'acusatif de la chôse: il lui assena un coup de massûe; ou l'acusatif de la persone, l'ablatif (la prép. de) de la chôse: "Il l'a assené d' un coup de pierre entre les deux yeux. Acad. Ce dern. régime est moins usité que le 1er: il est relatif au 2d sens d'assener, que l'Acad. ne met pourtant pas.
   Rem. 1°. Ce mot qui s'était perdu, s'est renouvelé, dit Ménage, et l'on s'en sert fort bien aujourd'hui. L'Acad. est du même sentiment. Dans le Dict. de Trév. on dit qu'il est vieux, et qu'il ne se dit guère que dans le comique. On y cite ces vers de Molière.
   Je voudrois, à plaisir, sur ce mufle assener
   Le plus grand coup de poing, qui se puisse donner.
On le dit pourtant sérieûsement, mais seulement dans le style familier. "Il a bien assené son coup à la tête où il visoit. Trév. Mais on ne le dit pas des armes à feu. On dit en ce sens, adresser. — L'Acad. met assener sans remarque.
   2°. Ce mot, dit l'Ab. Des Fontaines, (Dict. Néol.) emporte avec soi l'idée d'une action rude et vigoureûse. L'Auteur de l'Homme Universel, dit des Satiriques: qu'ils ressentent sur l'heûre une satisfaction secrète d'un coup de langue bien assené. Belle métaphôre! s'écrie ce célèbre critique, qui nous représente la langue d'un Satirique comme une grosse et lourde massûe, qui assène de bons coups.

Traductions

assener

asséner [asene] vt
assener un coup à qn → to deal sb a blow