asseoir


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asseoir

[ aswar] v.t. [ lat. assidere ]
1. Installer qqn sur un siège, de façon qu'il repose sur son derrière : L'infirmière assied ou assoit ou asseoit le malade dans son lit.
2. Poser sur qqch de solide : Asseoir une statue sur son socle.
3. Établir de manière stable : Politique visant à asseoir la démocratie, la paix
4. Fam. Déconcerter par un argument décisif, une révélation inattendue : Sa réplique nous a assis
ébahir, stupéfier
Asseoir l'impôt,
fixer les bases de l'imposition.

s'asseoir

v.pr.
Se mettre sur un siège, en appui sur son derrière : Asseyez-vous ou assoyez-vous
se lever : Elle s'est assise sur un banc.

asseoir


Participe passé: assis
Gérondif: asseyant

Indicatif présent
je assieds
tu assieds
il/elle assied
nous asseyons
vous asseyez
ils/elles asseyent
je assois
tu assois
il/elle assoit
nous assoyons
vous assoyez
ils/elles assoient
Passé simple
je assis
tu assis
il/elle assit
nous assîmes
vous assîtes
ils/elles assirent
Imparfait
je asseyais
tu asseyais
il/elle asseyait
nous asseyions
vous asseyiez
ils/elles asseyaient
je assoyais
tu assoyais
il/elle assoyait
nous assoyions
vous assoyiez
ils/elles assoyaient
Futur
je assiérai
tu assiéras
il/elle assiéra
nous assiérons
vous assiérez
ils/elles assiéront
je assoirai
tu assoiras
il/elle assoira
nous assoirons
vous assoirez
ils/elles assoiront
Conditionnel présent
je assiérais
tu assiérais
il/elle assiérait
nous assiérions
vous assiériez
ils/elles assiéraient
je assoirais
tu assoirais
il/elle assoirait
nous assoirions
vous assoiriez
ils/elles assoiraient
Subjonctif imparfait
je assisse
tu assisses
il/elle assît
nous assissions
vous assissiez
ils/elles assissent
Subjonctif présent
je asseye
tu asseyes
il/elle asseye
nous asseyions
vous asseyiez
ils/elles asseyent
je assoie
tu assoies
il/elle assoie
nous assoyions
vous assoyiez
ils/elles assoient
Impératif
assieds (tu)
assois (nous)
asseyons (vous)
assoyons (ils/elles)
asseyez ()
assoyez ()
Plus-que-parfait
j'avais assis
tu avais assis
il/elle avait assis
nous avions assis
vous aviez assis
ils/elles avaient assis
Futur antérieur
j'aurai assis
tu auras assis
il/elle aura assis
nous aurons assis
vous aurez assis
ils/elles auront assis
Passé composé
j'ai assis
tu as assis
il/elle a assis
nous avons assis
vous avez assis
ils/elles ont assis
Conditionnel passé
j'aurais assis
tu aurais assis
il/elle aurait assis
nous aurions assis
vous auriez assis
ils/elles auraient assis
Passé antérieur
j'eus assis
tu eus assis
il/elle eut assis
nous eûmes assis
vous eûtes assis
ils/elles eurent assis
Subjonctif passé
j'aie assis
tu aies assis
il/elle ait assis
nous ayons assis
vous ayez assis
ils/elles aient assis
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse assis
tu eusses assis
il/elle eût assis
nous eussions assis
vous eussiez assis
ils/elles eussent assis

ASSEOIR

(a-soir) , j'assieds, tu assieds, il assied, nous asseyons, vous asseyez, ils asseyent ; j'asseyais, nous asseyions ; j'assis, nous assîmes ; j'assiérai, nous assiérons, ou j'asseyerai, nous asseyerons ; j'assiérais, nous assiérions, ou j'asseyerais, nous asseyerions ; assieds, asseyons, asseyez ; que j'asseye, que nous asseyions ; que j'assisse, que nous assissions ; asseyant ; assis, assise. On dit aussi, mais plus rarement : j'assois, tu assois, il assoit ; j'assoyais ; j'assoirai ; j'assoirais ; assois, assoyons ; assoyez ; que j'assoie, que nous assoyions ; assoyant ; v. a.
Mettre quelqu'un sur un siége. Asseoir un enfant, un malade.
Mais tu venais asseoir sur leur trône abattu [des faux dieux] Le Dieu de vérité, de grâce et de vertu [LAMART., Harm. III, 5]
Par extension.
Chaque soir, une table aux suaves apprêts Assoira près de nous nos belles adorées [A. CHÉNIER, 101]
Poser, placer, établir. Le général assit son camp près du fleuve. Asseoir solidement des fondations.
Près de la forteresse [il] Assied son camp [LA FONT., Mandr.]
Tous ceux qui bâtissent voudraient asseoir eux-mêmes chaque pierre qui entre dans leur bâtiment [VOIT., Lettr. 183]
Fig. Asseoir solidement son trône, un empire. Asseoir un impôt. Asseoir une dot sur un bien-fonds. Asseoir son jugement ou son opinion sur l'événement. Beaucoup de choses sur lesquelles on peut aisément asseoir des conjectures.
Supposons que l'esprit du gouvernement soit d'asseoir les taxes sur le superflu des richesses [J. J. ROUSS., Écon. 3]
J'estime qu'on peut, sans tirer à conséquence pour les autres pays, asseoir un droit modique sur chaque espèce desdits bestiaux [bestiaux communaux] équivalant à la dîme de la nourriture qu'ils en retirent, pour tenir lieu de celle de ces sortes de terres vagues, vaines et en commune [VAUBAN, Dîme, p. 157]
On ne sait où asseoir sa créance [PASC., 2e conv.]
Et je ne vois pas pourquoi asseoir son imagination sur l'un plutôt que sur l'autre [ID., édit. COUS.]
Avant que d'asseoir son jugement [BOSSUET, Serm. Quinq. 1]
En termes d'eaux et forêts, asseoir les ventes, marquer le canton de bois qui doit être coupé.
En termes de doreur, asseoir l'or, le poser sur une première matière qui lui sert de fond ou de soutien, pour lui donner du relief et de l'éclat.
En termes de peinture et de sculpture, asseoir une figure, lui donner une position naturelle et un bon équilibre.
En termes de manége, asseoir, faire plier les jambes à un cheval. Asseoir un cheval sur ses hanches.
Faire asseoir quelqu'un, dire à quelqu'un de s'asseoir. L'ayant fait asseoir, il lui dit. Il les fait asseoir sur un banc de gazon. Faire asseoir quelqu'un à sa table, l'inviter à se mettre à table avec soi. Fig.
Le premier prince qui a fait asseoir avec lui la religion sur le trône [MASS., Triomphe.]
S'asseoir, v. réfl. Se mettre sur un siége, se tenir sur son séant. Je m'assieds, les domestiques s'empressent. Asseyez-vous sur les bancs. Nous nous assîmes dans un pré. S'asseoir à table. Il s'assit à la droite du préfet.
On le fait s'asseoir dans une belle chaise d'ivoire [CHATEAUB., Génie, II, VI, 3]
[Ils] s'asseient en prélats les premiers à vos tables [RÉGNIER, Sat. II]
Les marquis tantôt se lèveront, tantôt s'assoiront, suivant leur inquiétude naturelle [MOL., Impromptu, 3]
Se poser en parlant d'un oiseau. Le rossignol s'assoit sur une branche.

REMARQUE

  • L'Académie écrit j'assoirai, sans e, mais je surseoirai avec un e. Il faudrait remettre la concordance entre ces deux verbes que rien ne doit séparer, afin de diminuer des exceptions qui compliquent inutilement l'orthographe.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Au faldestoed s'est Marsiles assis [, Ch. de Rol. XXXIV]
    Dessus s'asiet li paien Baligant [, ib. CLXXXVIII]
  • XIIe s.
    S'asist li rois [, Ronc. p. 6]
    Sor son chef font un vert haume asseïr [, ib. p. 55]
    Tant [j'] ai en lui [elle] ferme assis mon courage, Qu'ailleurs [je] ne pense.... [, Couci, XI]
    Ses blans dois lons et traitis, Son gent cors et son clair vis, Et sa bouche bien assise [, ib. p. 120]
    [Dame] Où toute valeur souploie [abonde] Et où tout bien est assis [, ib.]
    Diex est assis [assiégé] en son saint heritage [QUESNES, Romancero, p. 93]
    Dame, l'amour qu'ailleurs avez assise, [je] Deüsse avoir par loiauté conquise [AUDEFR. LE BAST., ib. p. 7]
    Quant li rois eut mangié et la courz fu assise [, Sax. XXIII]
    Prist la curune del chief le rei, ki d'or esteit e asise de pierres preciuses, si l'asist sur sun chief [, Rois, 162]
    Lur message [ils] unt bien dit e lur moz bien asis [, Th. le mart. 53]
    L'apostolies l'asiet juste lui erramment [, ib. 58]
    E à sa quesine furent asis, chascun jur, dis bues gras de guarde e vint ki veneient de la cumune pasture [, Rois, 239]
  • XIIIe s.
    Si est [la ville] moult biele et moult bien assise [VILLEH., LX]
    Les table furent mise, [ils] s'assirent au souper [, Berte III]
    Lors [elle] s'assiet sous un arbre, car li cuers li douloit [, ib. XXVIII]
    Taille et tonlieus [impôts] [elle] assist au païs par maistrie [, ib. LX]
    Dessur les marcheans [elle] fist coustume [impôt] asseïr [, ib. LXIII]
    En la chambre s'assient tous trois sur des tapis [, ib. LXXV]
    Et si [je] vous assirai au païs bele rente [, ib. CXI]
    Symons l' [Berte] assiet lez lui, mout [elle] fu taisant et coie [, ib. CXVII]
    Et tout li baron seroient entour li, et cil en cui cief [tête] elle asseroit la corone seroit rois [, Chron. de Rains, p. 19]
    Se ymagiers paintres assiet argent seur estain, l'euvre est fause, se elle ne li est commandée au faire [, Liv. des mét. 158]
    Lors commencerent à laver, Atant aséent au soper Li chevaliers et sa mesniée [, Ren. 22128]
    [La fortune] .... Et leur assiet, comme marastre, Au cuer un dolereux emplastre [, la Rose, 4913]
    Li ung [arbre] fu loing de l'autre assis, Plus de cinq toises ou de sis [, ib. 1378]
    Et le seignor deit le gage receveir et asseir le jor de la bataille ou quarantisme jor [, Ass. de Jér. 120]
    Adont ses hons li doit requerre qu'il li assiece jour, et il yra volentiers querre se [sa] delivrance [BEAUMANOIR, LXII, 2]
    Il est dit dessus que l'assiete des coz [coûts] qui sont fet por le commun porfit doit estre assize [fixée, établie] par le serement de bone gent [ID., XXV, 17]
  • XVe s.
    Et point ne s'espargnerent, mais s'assirent les glaives [lances] l'un sur l'autre en poussant [combat singulier de deux chevaliers] [FROISS., II, II, 80]
    Et vinrent l'un contre l'autre asseoir leurs glaives [ID., II, II, 81]
    Ainsi comme vous avez ouy, fu la forte ville de Calais assise [assiégée] par le roi d'Angleterre [ID., I, I, 322]
    En cette isle de France est bien assise cette ville de Paris de povoir fournir deux si puissans ostz, car jamais nous n'eusmes faulte de vivres [COMM., I, 8]
    Les villes assises sur la riviere de Somme [ID., I, 12]
    Quand le premier mets fut assis [servi] [LOUIS XI, Nouv. XLIX.]
  • XVIe s.
    Ils alleguent qu'on ne peut assoir un jugement, sinon que la cause soit cognue [CALV., Instit. 501]
    Mais qui en Dieu son espoir asserra [MAROT, IV, 270]
    [La pierre rebutée] A esté assise et plantée Au plus haut du principal coin [ID., IV, 329]
    Plus matin que la garde Assise au point du jour [ID., IV, 333]
    Il estudioyt quelque meschante demye heure, les yeulx assiz dessus son livre [RAB., Gar. I, 21]
    Il s'asseoyt à table, et commençeoyt son repas par.... [ID., ib. I, 21]
    Si je m'assys à table, je boiray [ID., ib. 39]
    Les aultres remparoyent murailles, asseoyent sentinelles [ID., Pant. III, Prol.]
    Assoyez vous là, et que plus on ne vous le die [ID., ib. V, 11]
    Ces peuples sont assis le long de la mer [MONT., I, 236]
    Où asseons nous cette renommée que nous allons questant avecques si grand peine ? [ID., I, 347]
    Pour avoir mal assis une escabelle [ID., III, 146]
    Un maistre d'hostel, en asseyant les plats, lui repandit un potage sur un saye de velours qu'il portoit [DES PÉRIERS, Contes, XLIX.]
    Elle supplia au juge d'asseoir les despens sur sa fille [ID., ib. CXXIII]
    Les jeux qui se jouent d'assis [YVER, p. 598]
    Il ordonna que, qui voudroit asseoir sur son fond des ruches d'abeilles, qu'il les assist à 300 pieds pour le moins, loing de celles qui paravant auroient esté assises autour de luy [AMYOT, Solon, 47]
    Il assiet l'estat de son accusation sur un si sainct fondement, que.... [M. DU BELL., 496]
    Puis le chirurgien s'asseoira sur le banc vis à vis du patient [PARÉ, XV, 23]
    Le patient s'asserra sur une petite selle dans la dite cuve [ID., XXV, 43]
    De ne se laisser decevoir aux commis es impositions, lors qu'ils en asseent et despartent les deniers [O. DE SERRES, 14]
    Nous asserrons nostre logis des champs en lieu sain [ID., 17]
    Assisons nous sur ceste molle couche [RONS., 185]
    Les uns ayans pitié des hommes et des naux [nefs], S'assisent sur les masts, comme deux feux jumeaux [ID., 877]

ÉTYMOLOGIE

  • Picard, assir, achir ; Berry, assidre ; provenç. assezer, assire, assir ; ital. assedere ; de adsidere, de ad, à, et sedere, être assis (voy. SEOIR). Assidre du Berry suppose un changement de conjugaison, de assidere ( avec un e long) en assidere ( avec un e bref), avec changement d'accent. Les deux conjugaisons j'assieds et j'assois sont la trace de deux prononciations provinciales qui avaient cours dans l'ancien français : j'assois dans le centre, j'assieds dans l'ouest.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    ASSEOIR. Ajoutez :
    10° S'asseoir signifie, dans les cours judiciaires, sortir du parquet, dit magistrature debout parce qu'il fonctionne debout et qu'il est amovible, pour se faire nommer juge ou conseiller, place inamovible et où l'on fonctionne toujours assis.
    Quand un magistrat [du parquet] a eu la précaution de s'asseoir, pour employer une expression familière et technique, alors il est définitivement acquis à la magistrature [, Journ. offic. 12 mai 1872, p. 3169, 3e col.]
    11° Populairement et fig. Envoyer quelqu'un s'asseoir, l'écarter, le renverser.

asseoir

ASSEOIR. (J'assieds, tu assieds, il assied, nous asseyons, vous asseyez, ils asseyent. J'asseyais. J'assis. J'assiérai ou J'asseyerai. Assieds, asseyez. Que j'asseye. Que j'assisse. Asseyant. Assis. On conjugue quelquefois ce verbe en maintenant partout oi au radical : J'assois; nous assoyons. J'assoyais, etc.) v. tr. Mettre quelqu'un sur un siège ou sur quelque chose qui tient lieu de siège. Asseoir un malade. Asseyez cet enfant. Il s'assit. Asseyons-nous sur ce banc, par terre. Le gazon où elle s'était assise. On le pria de s'asseoir. Avec ellipse du pronom, On le fit asseoir.

Fig., Faire asseoir quelqu'un à sa table, L'y admettre.

Fig., S'asseoir sur le trône, Monter au trône, devenir roi ou reine.

Il signifie aussi, surtout en termes d'Architecture, Poser solidement et à demeure. Asseoir les fondements d'une maison sur le roc. Asseoir une pierre. Asseoir une statue sur un piédestal. Le château était assis sur une éminence. La ville est assise à mi-côte.

En termes de Guerre, Asseoir un camp, Placer, établir un camp. Il assit son camp hors de la portée du canon de la ville.

En termes de Manège, Asseoir un cheval, Dresser un cheval à exécuter ses airs de manège ou à galoper avec la croupe plus basse que les épaules.

Il signifie encore figurément Fonder, établir. Asseoir le crédit public sur la fidélité aux engagements. Il ne faut pas asseoir son jugement sur de simples présomptions. Asseoir sa réputation sur d'éminents services.

Fig., On ne peut asseoir aucun fondement sur ce qu'il dit, sur ce qu'il promet, On ne peut se fier à sa parole, à ses promesses.

Il s'emploie particulièrement, dans l'acception qui précède, en matière d'Impositions, de rentes, etc. Asseoir un impôt, une contribution sur un genre de propriété, d'industrie. Asseoir une rente, une pension sur un bien qui en assure le paiement. Asseoir une hypothèque sur un immeuble.

En termes d'Eaux et Forêts, Asseoir les ventes, Marquer le canton de bois qui doit être coupé.

Magistrature assise. Voyez MAGISTRATURE.

Voter par assis et levé, se dit, dans une assemblée délibérante, lorsque les membres font connaître leur opinion, leur vote en se levant ou en restant assis.

asseoir

Asseoir et mettre en quelque lieu, Locare.

Assiez toy plus haut, Abi tu sane superior.

Asseoir les bornes, Pangere terminos.

Asseoir le camp, Castra metari.

Asseoir une couleur sur une peinture, Colorem alicui picturae inducere.

Asseoir une embusche, et gens qui guettent un autre, Insidias collocare.

Asseoir le fondement en un lieu ferme, Locare fundamenta in stabili loco, Fundamento iacere, etc.

¶ Asseoir la premiere pierre, Primigenium lapidem ponere in iaciendis fundamentis. B.

¶ Asseoir son jugement sur quelque chose, Iudicium suum interponere.

L'art de bien asseoir les mots, Collocatio, conformatioque verborum.

¶ Asseoir une somme de deniers sur une ville, Imputare ciuitati terna millia.

Asseoir quelqu'un à la taille, AErarium facere, AErariis adnumerare. B.

Mener asseoir, Ducere sessum.

S'asseoir, Sedere, Assidere, Considere, Desidere, Insidere.

S'asseoir à table, Mensae assidere, Discumbere.

S'asseoir souvent, Sessitare.

S'asseoir au lit pour prendre son repas selon l'ancienne coutume: selon la nostre, c'est s'asseoir à table, Discumbere.

Se r'asseoir, Residere.

On s'assied, Considitur.

On s'assied à table, Discumbitur.

Lieu à s'asseoir, Sessio.

Estre assis, Sedere.

Estre assis à table, Accumbere, Recumbere.

Estre assis avec d'autres, Considere.

Estre assis aupres de quelqu'un à table, Alicui in convivio accubare, Assidere alicui.

Estre long temps assis, Residere.

Estre assis au bas, Subsidere.

Estre assis et situé aupres, Adiacere.

Estre assis aupres du Juge, Iudici adesse.

Estre assis au lit pour manger en la maniere ancienne, Decumbere.

Estre assis en la librairie, Assidere in bibliotheca.

¶ Il est assis et situé entre Septentrion et Occident, Inter Septentrionem et Occidentem iacet.

Estre situé et assis entour quelque lieu, Circumiacere.

Estre assis joignant quelqu'un, Assidere.

Estre assis sur quelque chose et se reposer, Insidere.

¶ Toute chose qui se fait en estant assis, Sedentaria res.

Qui font leur besongne assis, Sedentarij.

Qui se tient assis sans rien faire, Deses, Desidis.

Qui est assis, Sedens, Sessilis.

Qui est long temps assis, Residens.

Qui est assis ou situé aupres de la montagne, Theatrum monti accubans.

Qui est assis aupres d'un autre, Consessor.

Il n'y avoit qu'une porte assise sur ce costé, Vna tantum in eam regionem porta imposita.

Joppe est assise sur une montagne, Collem insidet Ioppe.

Chose bien assise, Collocata bene res.

asseoir


ASSEOIR, v. a. [A-soar; 2e dout.] L'e est entièrement muet: il n'est-là qu'à cause des temps de ce verbe, où cette voyelle se trouve.
   ASSEOIR est très-difficile à conjuguer, et peu de verbes ont essuyé et essuyent encore tant de variations. On dit au présent: j'assieds, tu assieds, il assied, nous asséyons, vous asséyez, ils asséyent. — Vaugelas dit à la 3e persone du pluriel: ils s'assient. Cela pouvait être bon de son temps; mais aujourd'hui il faut dire: ils s'asséyent. M. Moreau et le P. Grifet disent, je m'assis, il s'assit. J. J. Rous. il s'asséye. "Le parricide s'assit tranquillement sur le Trône; le sens de la phrâse est au présent. "Le St. Esprit s'assit, il se repose sur la rête des Apôtres. Ann. Chrét. "Il se calme, la fait rasseoir, s'asséye à côté d'elle.
   Imparfait, j'asséyois, nous asséyons, ils asséyoient. Acad. Les deux 1res pers. du pl. de ce temps ne sont pas semblables à celles du prés. Celles-là ont la pénult. fort longue, et ont un i après l'y grec: nous nous asséyions, vous vous asséyiez. Mais celle du prés, est brève, et l'on écrit sans i: nous nous asséyons, vous vous asséyez. — Vaugelas écrit: asséïons, asseïez avec un ï. Cette ortographe seroit encore meilleure. — L'Acad. ne parle pas de cette distinction fort juste de l'imparfait et du présent.
   Prétérit; j'assis, j'ai assis, je m'assis, je me suis assis, etc.
   Les sentimens sont partagés pour le futur. On dit, je m'asséyerai, je m'assirai, et je m' assoirai. Je crois, dit la Touche, que les deux derniers sont très-mauvais, et que le 1er est le meilleur de tous. Nous croyons au contraire que c'est le dernier qu'on doit préférer. L'Acad. met j'assierai, ou j'asséyerai. — On ne dit point je m'assierrai par 2 rr, comme l'écrit un Gramairien, parce que l'e devant 2 r est ouvert, au lieu qu'il est fermé ici.
   Le peuple dit à l'impératif, assis-toi, qu'il s'assise, assisons-nous, assisez-vous, qu' ils s'assisent: c'est très-mal parler. Il faut dire assiez-toi. (L'Acad. Assied) qu'il s'asséye, asséyons-nous, qu'ils s'asséyent.
   Au prés. du subjonctif, il convient d'écrire, que nous asséyions, que vous asséyiez, pour le distinguer de l'impératif, asséyons, asséyez.
   L'Imparfait du subj. est que j'assise, tu assises, il assise, nous assisions, vous assisiez, ils assisent.
   On dit au participe, s'asséyant, et non pas s'asséant.
   Rem. On dit dans le Dict. Gram. qu'il est une autre manière de conjuguer ce verbe, qui est plus moderne, mais plus régulière et moins embarrassante. Assoir, j' assois, tu assois, il assoit, nous assoyons, vous assoyez, ils assoient. (Pron. A-soâ, a-soa-ion, a-soa-ié, a-soâ.) J'assoyois, tu assoyois, il assoyoit; nous assoyions, vous assoyiez, ils assoyoient. Le Prétérit, comme dans l'ancienne manière: J'assoirai, j'assoiroisAssied-toi, qu'il s'assoie, que nous assoyons, vous assoyez, qu'ils s'assoient. — Subj. prés. Que nous assoyions, vous assoyiez, qu'ils s' assoient. — Assoyant, assis. — S'asseoir se conjugue de même: je m'assois, nous nous assoyons, etc.
   Dans une édition du Rich. Port. postérieure au Dict. Gram. on dit que plusieurs disent j'asseois, tu asseois, j'asseoyois, j'asseoirai, etc. et que cette dernière façon seroit plus régulière et moins embarrassante. — Alors il serait donc mieux d'écrire, comme nous l'avons fait: assoir, j'assois, etc. Car que fait-là cet e devant l'o?
   ASSEOIR. 1°. Mettre sur un siège. Assoir un enfant sur une chaîse. En ce sens, il se dit plus souvent avec le pron. pers. s'asseoir. — 2°. En termes de bâtiment: poser sur quelque chôse de ferme. Asseoir les fondemens; assoir une pierre, une statue sur son piédestal. — Figurément, assoir les tailles, les imposer, les répartir; assoir une rente, (la placer) sur... Assoir un camp, le placer.
   Rem. Vaugelas dit qu'assoir son jugement sur, ne se dit qu'à l'infinitif. Th. Corneille pense au contraire qu'on peut s'en servir hors de l'infinitif. "Je n'ai assis aucun jugement là-dessus. L. T. Il est râre pourtant qu'on l'emploie dans les autres temps. On le dit presque toujours avec le verbe pouvoir: Je ne puis, je ne pouvois assoir, etc.

Synonymes et Contraires
Traductions

asseoir

setzen, sich setzenseat, sit down, sit, take a seatzetten, gaanzitten, plaatsnemen, zichzetten, neerzetten, vestigenביסס (פ' פעיל), בִּסֵּסduduksiadać (aswaʀ)
verbe transitif
1. mettre qqn en position assise asseoir un enfant dans un fauteuil
2. renforcer asseoir son autorité

asseoir

[aswaʀ]
vt
[+ malade, bébé] → to sit up; [+ personne debout] → to sit down
[+ autorité, réputation] → to establish
asseoir qch sur → to build sth on (= étayer) → to base sth on
vi
faire asseoir qn → to ask sb to sit down [aswaʀ] vpr/vi (de la position debout) → to sit down; (de la position couchée) → to sit up
asseyez-vous!, assieds-toi! → sit down!