asservi, ie

ASSERVI, IE

(a-sèr-vi, vie) part. passé.
Rendu esclave. La patrie asservie. Asservi par les passions. Asservi aux circonstances.
Du Danube asservi les rives désolées [RAC., Baj. II, 1]
La Judée asservie et ses remparts fumants [ID., Bérén. II, 2]
Quoi ! votre âme à l'amour en esclave asservie [ID., Andr. I, 1]
Aricie à ses lois tient mes vœux asservis [ID., Phèd. IV, 2]
Rome à trois affranchis si longtemps asservie [ID., Brit. I, 2]
Je vois à l'amour seul ma maîtresse asservie [VOLT., Zaïre, I, 5]
Deux sceptres en ma main, Albe à Rome asservie Parlent bien hautement en faveur de sa vie [CORN., Horace, V, 3]
Vit-on jamais une âme en un jour.... Asservie en esclave à plus d'événements [ID., ib. IV, 3]
Sous tes lois me tenant asservie [ID., Cinna, III, 4]
être asservi par les lois de l'honneur au déréglement de la conduite d'autrui [MOL., le Fest. III, 5]
À ses lois je me trouve asservie [ID., Psy. v.]
Malgré le sort qui sous sa loi Tient la vertu même asservie [BÉRANG., Filleule.]
Ces astres asservis à la loi qui les presse, S'attirent dans leur course et s'évitent sans cesse [VOLT., Henr. VII]