attenant, ante

ATTENANT, ANTE

(a-te-nan, nan-t') adj.
Qui est contigu. La maison attenante. Son jardin est attenant au mien ou du mien.
Attenant, adv. Tout proche. Je demeure tout attenant.
Prépos. Touchant à.
Le mur attenant de la porte [LA FONT., Berc.]
Le théâtre représente une chambre attenant la galerie où se sont passés les quatre premiers actes [DE BELLOY, Gaston et Bay. V]
On le dit aussi avec à : mur attenant à la porte.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Mieux aim [j'aime] ainsi endurer Que grant roiaume atenir [, Couci, p. 123]
  • XIIIe s.
    Mieux aim de lui [de ma dame] dure pensée Que d'une autre greignors biens atenir [, Romancero, p. 114]
  • XIVe s.
    Olivier de Mauny, qui fu son atenans, Et ses freres aussi n'i furent pas faillans [, Guesclin. 8250]
  • XVe s.
    Nous, considerans la prochaineté de lignage en quoy nous attient nostre très chier et très amé cousin germain Charles roy de Navarre [DU CANGE, attinentes.]
  • XVIe s.
    Charlemagne estoit attenu à l'evesque de Rome, d'autant qu'il estoit parvenu à l'empire en partie par son moyen [CALV., Instit. 909]
    La meilleure cire est la plus legere, la plus grasse, la plus attenante et moins frangible [O. DE SERRES, 451]

ÉTYMOLOGIE

  • Attenant est le participe présent de l'ancien verbe atenir, de à et tenir.