attendu, ue

ATTENDU, UE

(a-tan-du, due) part. passé d'attendre
Le Messie attendu par les Hébreux. Des honneurs longtemps attendus.
Quoiqu'attendu, madame, à l'empire du monde [RAC., Bérén. I, 4]
Et tu vois le triomphe où j'étais attendu ! [ID., ib. V, 4]
En termes de cuisine, une viande attendue, une viande à point pour la faire cuire. Attendu, loc. prépositive. Vu, eu égard à. Il fut exempté de cette charge, attendu son infirmité. Attendu que, loc. conjonct. Vu que, comme.
Les parents de sa femme s'étaient opposés à son mariage, attendu qu'il n'était pas gentilhomme [BERN. DE S. P., Paul et Virg.]
J'eus un maître autrefois que je regrette fort Et que je ne sers plus, attendu qu'il est mort [DESTOUCHES, le Glorieux, I, 3]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Attendu qu'ils ne pouvoient ignorer qu'il ne fust fils et frere du roi [MONSTRELET, I, 25]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    ATTENDU. Ajoutez :
    Substantivement, les attendus, les considérants d'un jugement.
    Un exemple remarquable de cette jurisprudence résulte d'un arrêt de la Cour de Paris du 5 juill. 1863, dont, à titre d'exemple, vous me permettrez de vous faire connaître les attendus, [M. le substitut LEFEBVRE DE VIEFVILLE, Gaz. des Trib. 11 déc. 1875, p. 1195, 4e col.]