attiédissement

ATTIÉDISSEMENT

(a-tié-di-se-man) s. m.
État de ce qui s'attiédit.
Fig.
Quel attiédissement as-tu remarqué dans sa tendresse ? [J. J. ROUSS., Ém. V]

REMARQUE

  • Bouhours dit : " L'auteur qui a tâché d'introduire insidiateur, fait ce qu'il peut pour établir attiédissement. Je ne sais pourquoi cet écrivain ne se sert jamais de tiédeur, qui est le mot propre, Remarques sur la langue. " Attiédissement s'est établi dans l'usage malgré les difficultés qu'il a rencontrées, avec d'autant plus de raison que la remarque de Bouhours n'est pas juste : la tiédeur est l'état de ce qui est tiède, et l'attiédissement l'état de ce qui le devient.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Et d'ailleurs c'est autant de division, et d'atediement, et d'attiedissement à nos ennemis [, Sat. Mén. p. 43]

ÉTYMOLOGIE

  • Attiédir

attiédissement

ATTIÉDISSEMENT. n. m. Action d'attiédir ou Résultat de cette action. L'attiédissement de cette eau sera long. Son amitié pour moi n'a souffert aucun attiédissement. Il avait d'abord fait paraître une grande ferveur; mais il est tombé depuis peu dans l'attiédissement, dans un grand attiédissement.

attiédissement


ATTIÉDISSEMENT, s. m. [A-tié-dice-man, 2e é fer. 4e e muet.] État de ce qui passe de la chaleur à la tiédeur. Il ne se dit qu'au figuré: l'atiédissement de l'amitié, de la dévotion. "Il est tombé dans un grand atiédissement. — Il nous semble que ce mot n'exprime qu'une tiédeur passagère, et que tiédeur marque un atiédissement habituel.