attoucher

(Mot repris de attouchera)

ATTOUCHER

(a-tou-ché) , i. a. Toucher à.
Il faut que je vous dise que je suis si délicat, qu'on me blesse pour peu qu'on m'attouche [BALZ., liv. III, lett. 19]
Vieilli.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Je ne lairoie à moi atouchier n'avenir Nul homme fors Ugon.... [AUDEF. LE BAST., Romancero, p. 32]
    Car Tybers n'i laissoit fors que lui attouchier [, Berte, 19]
    Souvent me semont [Bel-Accueil] d'aprochier Vers le bouton et d'atouchier Au rosier qui l'avoit chargié [, la Rose, 2884]
    Prevoz ne puet tenir plet qui atoche à la borse le roi [, Liv. de just. 68]
  • XVIe s.
    Camillus feit ceste priere en attouchant l'image [AMYOT, Cam. 13]
    Je n'attouche point ici les vices des personnes, mais seulement le mal qui est enraciné en leur institution [CALV., Inst. 875]
    Les evesques d'Orient, ausquels l'affaire attouchoit beaucoup plus [ID., ib. 908]
    Ne mange point de cela, n'en gouste point, n'y attouche point [ID., ib. 954]
    Voir, ouyr, odorer, gouster et attoucher [PARÉ, Introd. 9]

ÉTYMOLOGIE

  • À et toucher.

attoucher

Attoucher. v. n. Appartenir par consanguinité, par affinité. Il n'a guere d'usage qu'en cette phrase peu usitée. Attoucher de parenté à quelqu'un.

attoucher

Attoucher, Contingere, Attingere.

Attoucher argent, Pecuniam tractare.

Attoucher souvent et manier, Contrectare, Pertrectare, Attrectare.

Attoucher doucement, et comme amignoter, Circummulcere.

Sans attoucher rien de l'autruy, Abstinenter.

Choses qui attouchent de plus pres, Propiora causae, et adiunctiora.

Qui est attouché, Contactus, Attactus.