attremper

(Mot repris de attrempa)

ATTREMPER

(a-tran-pé) v. a.
Chauffer graduellement le four d'une verrerie.
Donner la trempe à l'acier.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    [Elle] Bien ot la traïson et fait et attrempée [, Berte, XVI]
    En ses paroles fu il attrempez [JOINV., 193]
  • XIVe s.
    Et sommes faiz justes en faisant operacions justes et attrempées [ORESME, Eth. 34]
  • XVe s.
    Et le temps bel et seri et assez moiste et attrempez [FROISS., I, I, 18]
  • XVIe s.
    C'estoit en temps serain et bien attrempé [RAB., Garg. I, 16]
    L'ame est un air receu par la bouche, eschauffé au poulmon, attrempé au cœur, et espandu par tout le corps [MONT., II, 289]
    Il dressa la forme de son gouvernement à ceste fin que ses citoyens devinssent francs de cueur, contens du leur, attrempez en tous leurs faicts [AMYOT, Lyc. 65]
    La rosée attrempe tellement la terre qu'elle en est grasse et fertile [ID., Sert. 11]

ÉTYMOLOGIE

  • À, et tremper, dont le sens propre est tempérer. Attrempé signifie donc qui est bien réglé. Ce mot, très usité dans l'ancienne langue et jusque dans le XVIe siècle, n'avait survécu que dans le langage de la fauconnerie.

attremper

Attremper et gouverner, Temperare.

Attrempé et moderé, Temperatus, Temperans, Moderatus.

Homme attrempé, qui garde mesure en tout ce qu'il fait et dit, Modestus.

Qui n'est point attrempé, Insedatus, Intemperatus.

Estre fort attrempé d'eauë, Commadere.